Les meilleurs films du 31 mars 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne quatre films et vous propose ses choix commentés, étoilés. Avec les bandes-annonces pour chaque film.

Ce lundi:

  • Dracula
  • Une étoile est née
  • Mother & Child
  • Le thé au harem d’Archimède

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Une étoile est née (A Star Is Born) [4*]

TCM 0H05

De George Cukor (1954). Avec Judy Garland, James Mason.

Comédie musicale somptueuse et satire hollywoodienne incisive, Une étoile est née est un magnifique film de Cukor. Face à l’impeccable Mason, Garland tient le rôle de sa vie en traîne-misère devenant star de cinéma. Destiné à critiquer en souriant l’industrie du cinéma, le film, en réalité trempé dans le vitriol, fut massacré par les studios. Mais même mutilé, ce chef-d’œuvre de grâce s’offre à nos yeux éblouis, tandis que résonne dans nos oreilles le poignant Somewhere There’s A Someone entonné par Garland.

Dracula [3*]

ARTE 20H50

De Francis Ford Coppola (1992). Avec Gary Oldman, Winona Ryder.

On a dit de la très belle scène où Mina pose ses lèvres sur la poitrine entaillée de Dracula qu’elle illustrait une métaphore du sida comme "maladie de l’amour". Possible. Mais ce Dracula baroque où s’invite le gore témoigne surtout de l’inlassable recherche créatrice de Coppola, qui frise ici parfois le trop-plein. C’est ignorer cependant son génie: il compense tout d’un coup cette impression par des images à la bizarrerie intimiste célébrant dans un même élan le roman de Stoker et le cinéma, cet art à la fascination vampirique.

Mother And Child [2*]

LA UNE 21H55

De Rodrigo Garcia (2010). Avec Naomi Watts, Annette Bening.

A la manière d’Iñárritu, Garcia entremêle les fils de trois destins féminins reliés entre eux par les joies et les douleurs de la maternité. Si le passage de l’un à l’autre se fait parfois au gré d’une surcharge lacrymale, on ne peut nier que le bonhomme en connaît un rayon sur la fragilité et la détermination féminines. Cerise sur le gâteau de cette vibrante étude du sentiment maternel: son joli trio d’actrices.

Le thé au harem d’Archimède [2*]

FRANCE 2 0H25

De Mehdi Charef (1985). Avec Kader Boukhanef, Rémi Martin.

Un joli film sur deux ados de cité qui donne un visage des banlieues à mille lieues des clichés, entre dureté et tendresse. Comme la figure de Rémi Martin (Pat), fantastique acteur qui a traversé le cinoche français comme une comète.

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