Les meilleurs films du 29 septembre 2013

La sélection de films pour ce dimanche et les bandes-annonces: la fille de Ryan, la Maison dans l'Ombre, Kingdom of Heaven et ma Part du Gâteau.

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La fille de Ryan ARTE 20H45 [3*]

De David Lean (1970). Avec Sarah Miles, Robert Mitchum.
Entre lyrisme grandiose et intimité, David Lean nous fait partager les amours adultères d’une Irlandaise et d’un soldat anglais blessé sur le front français en 1916. Mitchum est parfait en vieux mari trompé et toujours amoureux de sa femme. Créateur d’un cinéma classique dans ce qu’il a de plus exaltant, Lean réinvente avec une grande fièvre poétique la figure amoureuse de Bovary. Et y apporte l’écrin somptueux de paysages sublimes.

La maison dans l’ombre FRANCE 3 0H15 [3*]

De Nicholas Ray (1951). Avec Robert Ryan, Ida Lupino.
Il y a deux films dans ce long métrage étonnant de Ray. D’abord un polar rugueux filmé dans l’atmosphère asphyxiante des villes. Avec un formidable Ryan qui préfigure, 20 ans à l’avance, le flic aux méthodes expéditives façon Dirty Harry. Mais lorsque le flic zélé est muté à la campagne, qui n’a rien à envier à la ville question violence, un autre film débute, tout aussi captivant: une belle histoire d’amour pas naïve du tout entre le policier et une aveugle solitaire jouée avec une grande sobriété par la merveilleuse Ida Lupino. Grand film!

Kingdom Of Heaven FRANCE 4 20H45 [2*]

De Ridley Scott (2005). Avec Orlando Bloom, Eva Green.
Par moments dépassé par l’ampleur de son sujet, Scott livre après Gladiator un nouveau grand spectacle historique. Coulée dans des décors bleutés, cette reconstitution du temps des Croisades menées par des chevaliers sans peur et sans reproche ne manque pas de panache, notamment dans le siège final, proprement sidérant, de Jérusalem. Prenant ouvertement le parti de ceux qui subissent les guerres, ce film mineur de Scott n’en est pas moins un vigoureux pied de nez à l’Amérique va-t-en-guerre.

Ma part du gâteau France 2 20h45 [2*]

De Cédric Klapisch (2011). Avec Karin Viard, Gilles Lellouche.
Klapisch filme avec élégance la rencontre entre une chômeuse et un trader. Certains ont trouvé naïve sa vision de la crise, mais elle reste en parfaite adéquation avec son regard généreux, drôle et incisif sur l’existence.

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