Les meilleurs films du 28 septembre 2013

Notre sélection de films pour ce samedi et les bandes-annonces: Abraham Lincoln, L.A. Confidential, la charge héroïque et Ecole paternelle.

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L.A. Confidential TCM 13H30 [4*]

De Curtis Hanson (1997). Avec Russell Crowe, Kim Basinger.
L.A. Confidential ressemble à une comète: des films comme ça, il n’en passe que tous les 20 ans. Il y a d’abord le matériau de base, exceptionnel: un polar dense et vertigineux d’Ellroy, dynamitant le portrait du policier propre sur lui dans les années 50 hollywoodiennes, où l’on croise d’étranges sosies des stars de l’époque comme Rita Hayworth. Curtis Hanson y apporte une mise en scène sans esbroufe, et un casting formidable (mention spéciale à Crowe qui tape les mecs qui tapent les femmes) naviguant en eaux troubles: affaires de meurtres, pots-de-vin et violence à la fois contenue et explosive. Un chef-d’œuvre du polar poisseux comme on n’en n’avait plus vu depuis le Chinatown de Polanski.

La charge héroïque TCM 11H50 [3*]

De John Ford (1950). Avec John Wayne, Victor McLaglen.
Ce deuxième volet de la trilogie de Ford sur la cavalerie est un des sommets du western. Wayne, en capitaine vieillissant, est imposant comme jamais. Et la caméra de l’Irlandais Ford, scrutant ici la poussière dorée soulevée par les chevaux, là, le bleu électrique des uniformes ou encore le ruban jaune dans les cheveux d’Olivia, dresse un vibrant hommage aux cavaliers et à son Amérique d’adoption.

Ecole paternelle AB3 20H30 [1*]

De Steve Carr (2002). Avec Eddie Murphy, Anjelica Huston.
Renvoyé de son boulot, Charlie décide de créer une "école paternelle". Cette comédie naïve ne remet pas en selle l’ex-roi du gag Murphy, mais elle fera rire les gosses qui adorent se voir en monstres à l’écran. Et puis il y a Anjelica Huston, délicieusement méchante en directrice concurrente.

Abraham Lincoln: chasseur de vampires BE 1 20H55 [1*]

De Timur Bekmambetov (2012). Avec Benjamin Walker, Dominic Cooper.
Avec un pitch crétin pareil et le génial Tim Burton à la production du film, on était en droit d’attendre un hommage poilant au bon vieux cinéma bis. Mais, beaucoup trop sérieux, le cinéaste russe accumule les scènes d’action et se limite à un film fourre-tout sans originalité.

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