Les meilleurs films du 24 juillet 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Au programme de ce jeudi, les bandes-annonces, critiques et étoiles de :

  • Eldorado
  • Crazy Heart
  • Génération 90
  • La lance brisée

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Eldorado [3*]

LA TROIS 21H05

De Bouli Lanners (2008). Avec Bouli Lanners, Fabrice Adde.

L’histoire ne tient qu’à un fil. Deux types sillonnent le plat pays en bagnole et font des rencontres improbables. Mais c’est le fil poétique que tire Lanners. Celui d'un monde désenchanté qui retrouve des couleurs par la grâce de deux paumés de passage. Fragment de solitude filmé à bout de cœur, ce périple décalé gai et triste à la fois est un pur moment de bonheur volé à la vie.

Crazy Heart [3*]

FRANCE 3 0H05

De Scott Cooper (2009). Avec Jeff Bridges, Maggie Gyllenhaal.

Quand un chanteur de country en bout de course rencontre une journaliste d’un canard local, il peut arriver que son palpitant se remette en marche et que l’espoir renaisse. Mais Bad, qui porte décidément bien son nom, semble plutôt doué pour le malheur. Portée par un Jeff Bridges troublant de sincérité, cette histoire de rédemption nous vrille le cœur avec la même douceur grave qu’un bon morceau de blues.

Génération 90 [2*]

ARTE 13H30

De Ben Stiller (1994). Avec Ethan Hawke, Winona Ryder.

Le titre original, Reality Bites (la réalité mord), est plus évocateur de ce douloureux passage à l’état adulte filmé par un Ben Stiller plus grave qu’à l’accoutumée. Ce portrait doux-amer de la jeunesse des années 90 n’en oublie pas moins quelques pointes d’humour, notamment dans le chef du serial glandeur interprété par le très charismatique Ethan Hawke. Il est la respiration de cette douce révolte aux allures de bluette contre l’Amérique du fric.

La lance brisée [2*]

CLUB RTL 22H20

D’Edward Dmytryk (1954). Avec Spencer Tracy, Robert Wagner.

Dmytryk fait flèche de tout bois avec cette Lance brisée. Remake à la sauce western de La maison des étrangers, film noir de Mankiewicz, ce long métrage est à la fois le portrait cruel d’une famille déchirée et un manifeste antiviolence qui n’hésite pas à prendre le parti des Indiens. Allant jusqu’à promouvoir l’intégration par le métissage (le fils cadet est né du remariage du père avec une Indienne)! Une vraie audace dans le Hollywood des années 50.

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