Les meilleurs films du 22 septembre 2013

Notre sélection de films de ce dimanche 22 septembre 2013 et les bandes-annonces.

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Plein soleil ARTE 20H45 [3*]

De René Clément (1960). Avec Alain Delon, Maurice Ronet.
Excellente adaptation d'un roman de Patricia Highsmith, Plein soleil illumine l'écran par son atmosphère et son interprétation magistrale (dont celle de Romy Schneider, non créditée au générique). Le duo Ronet-Delon, grandiose, magnifie les rapports troubles des deux personnages principaux, sur fond d'arrivisme et de jalousie menant au meurtre et contrastant avec les décors méditerranéens idylliques. Jusqu'au coup de théâtre final, délicieusement retors.

Green Zone FRANCE 2 20H45 [3*]

De Paul Greengrass (2010). Avec Matt Damon, Brendan Gleeson.
Paul Greengrass retrouve Matt Damon, mais cette fois Jason Bourne n'est pas de la partie, même si le héros, sous-off américain, flirte lui aussi avec la CIA. Et a également le rythme dans la peau. C'est que Greengrass n'a pas son pareil pour développer un suspense haletant, tout en enrobant sa fiction d'une analyse cinglante sur le mirage des armes de destruction massive en Irak. Une dénonciation percutante au service d'un thriller palpitant.

Bébé mode d’emploi TF1 20H50 [2*]

De Greg Berlanti (2010). Avec Katherine Heigl, Josh Duhamel.
Formatée d'un bout à l'autre pour répondre aux critères de la comédie romantique américaine typique, Bébé mode d'emploi parvient toutefois à sortir du lot en proposant une relation amoureuse particulière. Elle se noue en effet suite à un drame et va réunir deux personnes qui n'ont rien en commun mais qui doivent s'occuper du bébé des disparus. Avec à la clé de bons dialogues et des situations attachantes qui font mouche.

L’enfer de la corruption FRANCE 3 0H10 [2*]

D'Abraham Polonsky (1948). Avec John Garfield, Thomas Gomez.
Film noir et dénonciation du capitalisme, L'enfer de la corruption connut, justement, un parcours infernal: sorti en France en 1967 seulement, il n'aida pas Polonsky, très marqué à gauche, à échapper au maccarthysme qui brisa sa carrière dans les années 50, le considérant comme "un citoyen très dangereux". Aujourd'hui réhabilité, le film est considéré comme un brillant exercice de genre, que Scorsese aime à citer comme une de ses sources d'inspiration.

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