Les meilleurs films du 21 mai 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Au programme, les bandes-annonces, les critiques et les étoiles.

Ce mercredi:

  • Million Dollar Baby
  • We need to talk about Kevin
  • Gladiator
  • Une exécution ordinaire

1106136

Million Dollar Baby [4*]

LA DEUX 21H45

De Clint Eastwood (2004). Avec Clint Eastwood, Hilary Swank.

Eastwood aime à se glisser dans un genre pour le hanter de ses obsessions: la filiation, l’ouverture à l’autre, la construction d’un cinéma qui raconte son Amérique, entre classicisme et modernité. Million Dollar Baby n’aurait pu être qu’un film de boxe réaliste. Mais le film prend un tour secouant davantage les tripes qu’un nez cassé sur un ring. Eastwood trace en effet avec une subtilité rare le portrait magnifique et douloureux d’une gamine qui cherche et trouve dans la figure d’un entraîneur bourru la tendresse et l’amour d’un père. Superbe.

 

We Need to Talk About Kevin [3*]

ARTE 20H50

De Lynne Ramsay (2011). Avec Tilda Swinton, Ezra Miller.

Kevin est l’un des enfants les plus authentiquement mauvais jamais vus au cinéma. Ramsay dissèque à l’aide d’une mise en scène au cordeau, où la déclinaison de la couleur rouge dans le cadre est annonciatrice du malheur à venir, comment on en est arrivé là. Un film sur l’horreur familiale dont personne ne sort indemne.

 

Gladiator [3*]

CLUB RTL 20H25

De Ridley Scott (2000). Avec Russel Crowe, Joaquin Phoenix.

Ridley Scott filme avec emphase la révolte du général romain Maximus, devenu gladiateur après le massacre de sa famille par le jaloux Commodore, fils de Marc Aurèle. Gladiator est à la fois un spectacle total et une fable mystique sur l’univers impitoyable des gladiateurs. Alliant de grandioses scènes de bataille et de l’intime à fleur de peau, cette épopée pleine de panache mérite un lever de pouce général.

Une exécution ordinaire [2*]

LA UNE 22H10

De Marc Dugain (2009). Avec André Dussollier, Marina Hands.

Pas facile d’adapter son propre roman (Houellebecq s’y est cassé les dents avec son pompeux La possibilité d’une île). Mais Dugain relève le pari avec un premier film à l’atmosphère prenante autour de la relation perverse entre un Staline mourant et la femme qui le soigne. Décryptant avec finesse les mécanismes de la terreur, le film est dominé par un Dussollier impérial en Staline plus vrai que nature!

Sur le même sujet
Plus d'actualité