Les meilleurs films du 18 avril 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne quatre films à voir ou à revoir. Ce vendredi, les critiques et les bandes-annonces de :

  • Stoker
  • Hantise
  • Volt, star malgré lui
  • Dans la peau de ma mère

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Hantise [3*]

TCM 22H35

De George Cukor (1944). Avec Ingrid Bergman, Charles Boyer.

Hitchcock n'aurait pas renié cet excellent suspense brillamment réalisé par George Cukor et magnifié par l'interprétation sans faille d'Ingrid Bergman. Atmosphère morbide, clairs-obscurs embrumés: tout est propice à prendre le spectateur à la gorge. Dommage que les coulisses furent moins flamboyantes: Hantise est le remake très rapide d'un film anglais de 1940, Gaslight, dont les copies furent presque toutes détruites par la MGM pour ne pas porter ombrage à la version U.S.

 

Volt, star malgré lui [2*]

CLUB RTL 20H25

De Chris Williams et Byron Howard (2008).

Le brave toutou Volt incarne une sorte de version canine du Truman Show: filmé en permanence à son insu, sa vie de chien n'est qu'une illusion. Reprenant des thèmes archi-familiers tels que l'amitié, les fausses apparences ou le dépassement de soi, Volt ne déborde pas d'originalité. Mais le graphisme très réussi et le ton adopté, qui s'adresse aussi bien aux enfants qu'à leurs parents, contribuent à la sympathie qui se dégage de ce "des chiens animés".

Dans la peau de ma mère [1*]

AB3 20H05

De Mark Waters (2003). Avec Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan.

Les fans de Jodie Foster se souviennent de Freaky Friday, une charmante comédie familiale de 1976. Ce remake sans grande surprise remet le sujet au goût du jour, le modèle familial ne correspondant plus trop au schéma des années 70. C'est donc entre les quiproquos causés par l'échange d'enveloppe corporelle d'une mère et de sa fille que se faufile cette comédie sans prétention où la toute jeune Lindsay Lohan se faisait remarquer pour autre chose que ses frasques.

Stoker [1*]

BE1 20H55

De Park Chan-wook (2013). Avec Mia Wasikowska, Nicole Kidman.

Il y a tout d'abord l'hommage, évident et pleinement assumé, à Hitchcock et L'ombre d'un doute, que le cinéaste coréen, pour sa première incursion à Hollywood, pimente d'une pincée de fantastique un brin pervers. Il y a ensuite la prestation aussi impeccable que sulfureuse de la jeune Mia Wasikowska. Mais entre tout cela, il y a hélas bien trop souvent une réalisation maniérée à l'extrême qui plombe d'un ennui profond toutes les belles intentions de l'auteur.

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