Les meilleurs films du 17 août 2014

Chaque jour, Moustique sélectionne les films à voir et à revoir. Au programme de ce dimanche, les bandes-annonces et critiques de :

  • La vengeance dans la peau
  • Usual Suspects
  • Trainspotting
  • Ghost Dog, la voie du Samourai

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La vengeance dans la peau [4*]

TF1 20H55

De Paul Greengrass (2007). Avec Matt Damon, Julia Stiles.

Le Département de la Défense qui a fait de Jason Bourne un assassin lance un nouveau programme top secret. Jason en est la première cible. Dernier volet d’une série placée sous la quête identitaire, La vengeance… pulvérise tout ce qui a été fait ces dernières années en matière de cinéma d’action. Avec un sens inouï de la narration, du montage et du suspense, Greengrass agence des séquences de courses-poursuites chorégraphiées au millimètre, et réconcilie sans effort apparent l’intime et l’action échevelée. Imparable!

Usual Suspects [4*]

ARTE 20H45

De Bryan Singer (1995). Avec Gabriel Byrne, Kevin Spacey.

Pour ses débuts au cinéma, Singer (franchise X-Men) livre clé sur porte un des thrillers les plus ahurissants des années 90. En double du cinéaste, Söze (génie du crime? légende urbaine?) manipule cinq malfrats, mais aussi le spectateur qui sans cesse voit la réalité se dérober devant lui. La fin de ce thriller vertigineux qui révéla Spacey est brillantissime.

Trainspotting [3*]

TF1 2H54

De Danny Boyle (1996). Avec Ewan McGregor, Ewen Bremner.

En avoir ou pas (de l’héroïne), telle est la seule question que se pose un quatuor de zonards d’Edimbourg interprétés avec folie par de sacrés comédiens, dont Ewan McGregor. Entre tragicomédie burlesque et descente aux enfers, Boyle orchestre la valse-hésitation de ses antihéros en compensant les aspects sordides du récit par une réalisation virtuose.

Ghost Dog, la voie du samouraï [2*]

ARTE 22H25

De Jim Jarmusch (1999). Avec Forest Whitaker, John Tormey.

Jarmusch tire un portrait décalé, voilé de cette mélancolie douce dont il a le secret. Celui d’un tueur à gages impassible, obnubilé par l’enseignement des samouraïs, mais aussi fan de rap, qui bouge avec la démarche chaloupée de Forest Withaker. Flirtant avec le ridicule, ce personnage mal assorti avec lui-même et le monde qui l’entoure nous emporte au fil de ses errements et de ses questionnements. Par la grâce de la mise en scène hypnotique d’un cinéaste décidément virtuose.

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