Les meilleurs films du 16 mars 2014

Chaque jour, un de nos spécialistes cinéma sélectionne quatre films à voir ou à revoir accompagnés de la critique de Moustique et de la bande-annonce. Ce dimanche:

  • Green Zone
  • Témoin gênant
  • Un papillon sur le l'épaule
  • Elefante blanco

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Green zone [3*]

France 4 20h45

De Paul Greengrass (2010). Avec Matt Damon, Brendan Gleeson.

Paul Greengrass retrouve Matt Damon, mais cette fois Jason Bourne n'est pas de la partie, même si le héros, sous-off américain, flirte lui aussi avec la CIA. Et a également le rythme dans la peau. C'est que Greengrass n'a pas son pareil pour développer un suspense haletant, tout en enrobant sa fiction d'une analyse cinglante sur le mirage des armes de destruction massive en Irak. Une dénonciation percutante au service d'un thriller palpitant.

Un papillon sur l’épaule [2*]

Arte 20h45

De Jacques Deray (1978). Avec Lino Ventura, Claudine Auger.

Rien de plus trompeur que ce titre bucolique! Car c'est à une plongée angoissante dans un univers paranoïaque que Jacques Deray nous convie. Avec ses faux airs de La mort aux trousses, ce film méconnu ne cherche pas à démêler une intrigue, mais au contraire à en garder tout le mystère intact. Si le manque évident de moyens rend l'ensemble un peu daté, la prestation de Ventura n'a rien perdu de son intensité.

Témoin gênant [2*]

France 4 20h45

De David Barrett (2012). Avec Josh Duhamel, Rosario Dawson.

Etrangement rebaptisé Témoin gênant alors qu’il a été exploité sous le titre Vengeance par le feu, ce thriller présente une affiche assez trompeuse. Il met en effet Bruce Willis au même niveau que Josh Duhamel et Rosario Dawson, alors que le premier cité n'a qu'un second rôle. Peu importe: même s'il est assez conventionnel, le film constitue une bonne surprise en forme de course-poursuite haletante portée par un casting convaincant et de bons rebondissements.

Elefante blanco [2*]

Be1 20h55

De Pablo Trapero (2012). Avec Ricardo Darin, Jérémie Renier.

Joli défi pour notre compatriote Jérémie Renier, qui parlait très peu espagnol, que d'aller tourner en Argentine dans un film très engagé socialement, à l'image de son réalisateur. Trapero, en effet, aime s'attacher aux laissés-pour-compte et il poursuit sur sa lancée avec Elefante blanco qui, s'il ne va pas toujours au fond de la problématique abordée, ne manque pas de susciter la réflexion. Et permet d'apprécier le talent de Ricardo Darin, trop peu connu chez nous.

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