Les meilleurs films du 16 juin 2014

Chaque jour, un spécialiste du cinéma de Moustique sélectionne les films à voir et à revoir. Au programme de ce lundi, les bandes-annonces, critiques et étoiles de:

  • Dark shadows
  • The Housemaid
  • Mademoiselle Chambon
  • L'homme qui voulait vivre sa vie

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Dark Shadows [3*]

Be Ciné 20h45

De Tim Burton (2012). Avec Johnny Depp, Eva Green.

Adaptant une série télévisée des années 60, Burton laisse libre cours à sa fantaisie débridée et se fait plaisir. Offrant un rôle diabolique en or à la belle Eva Green, le cinéaste se livre à un hommage excentrique et boursouflé, mais ô combien jubilatoire, au bestiaire monstrueux de la Hammer et au Nosferatu de Murnau.

The Housemaid [3*]

Arte 20h50

De Im Sang-soo (2010). Avec Djeon Do-yeon, Lee Joung-jae.

Pour ceux que le football hérisse et ceux qui ont raté sa première diffusion, Arte reprogramme ce remake libre du beau et dérangeant La servante de Kim Ki-young (programmé dans la foulée). Glacial et sans concession,Housemaid attire par son esthétique aux limites du maniérisme. Par son petit théâtre de la cruauté porté à ébullition dans un huis clos hitchcockien. Et par sa manière à la fois cynique et drôle de tirer le portrait édifiant d’une éternelle lutte des classes – maître/serviteur -, où le "sans/sang-grade" finit quasi toujours exsangue. Terrifiant!

Mademoiselle Chambon [3*]

La Une 22h25

De Stéphane Brizé (2008). Avec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain.

Brizé avance discrètement dans le ciné français et montre l’art consommé d’un peintre subtil des sentiments. Anciens amants à la ville, Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain jouent leur partition amoureuse avec une grâce infinie. Et l’on ne peut que succomber devant ce pas de deux d’un homme et une femme touchants que rien ne rassemble, hormis une tempête de sentiments incontrôlables. Du cinéma tendre, émouvant, délicieux… Un coup de foudre!

L’homme qui voulait vivre sa vie [2*]

La Une 20h20

D’Eric Lartigau (2010). Avec Romain Duris, Marina Foïs.

Paul a une bonne situation professionnelle et une vie de famille idéale. Sauf que… ce n’est pas la vie qu’il aurait voulu vivre. Adapté du roman de l’Américain Kennedy, cet échange d’existence n’offre pas le vertige promis par son sujet. Mais le jeu fébrile de l’impeccable Duris et une mise en scène sèche, sobre et nerveuse comme il faut, prennent véritablement aux tripes.

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