Les meilleurs films du 15 mai 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Pour chacun, bande-annonce, critique et étoiles.

Ce jeudi:

  • The Artist
  • Bullitt
  • Habemus Papam
  • The Comancheros

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The Artist [3*]

FRANCE 3 20H46

De Michel Hazanavicius (2011). Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo.

Un film en noir et blanc et muet au XXIe siècle… Ce pari insensé est pourtant remporté haut la main par le duo des OSS 117, Dujardin/Hazanavicius. Contant l’ascension d’une starlette et le déclin d’une star du muet à l’arrivée du cinéma parlant à la fin des années 20, les Français ont mis Hollywood à leurs pieds et redonné des couleurs à la comédie originale et intelligente. Chapeau, les artistes!

Habemus papam [3*]

FRANCE 3 23H43

De Nanni Moretti (2011). Avec Michel Piccoli, Nanni Moretti.

Le hasard est parfois rieur. Le 27 avril dernier, les fidèles suivaient religieusement en direct la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Le film de Moretti tombe à point nommé ce soir, avec son regard à la fois incisif et burlesque sur les arcanes mystérieux du Vatican, offrant à voir un Piccoli bouleversant de fragilité en pape pétrifié par le doute. 

Bullitt [2*]

TCM 20H40

De Peter Yates (1968). Avec Steve McQueen, Jacqueline Bisset.

Connu pour sa course-poursuite nerveuse dans les rues de San Francisco, Bullitt fixe avec quelques autres thrillers (comme French Connection) l’essentiel de la grammaire du polar urbain des seventies. Et montre aussi, des années avant l’arrivée d’un Tarantino et ses explosions sanguinaires, qu’un coup de chevrotine, ça fait du dégât dans un bide. Avec la musique de Schifrin, son côté spectaculaire et la touche ultra-glamour apportée par McQueen et Bisset, le film est devenu un classique.

Les Comancheros [2*]

CLUB RTL 22H20

De Michael Curtiz, John Wayne (1961). Avec John Wayne, Lee Marvin.

Réalisateur flamboyant, mais tyrannique avec les acteurs (ses coups de gueule avec Errol Flynn sont légendaires), Curtiz est très malade lorsqu’il tourne Les Comancheros. Laissant les commandes à John Wayne pour la réalisation additionnelle, le cinéaste parvient toutefois à imposer sa griffe visuelle à ce western classique empreint de la nostalgie des grandes épopées d’antan. Un dernier film (Curtiz meurt en 1962) pas du tout déshonorant.

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