Les meilleurs films du 15 juin 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Au programme de ce dimanche, les bandes-annonces, critiques et étoiles de:

  • Diamants sur canapé
  • Secrets et mensonges
  • Traquenard
  • Promised Land

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Diamants sur canapé [3*]

TCM Cinéma 20h40

De Blake Edwards (1961). Avec Audrey Hepburn, George Peppard.

En suivant les pas de l’icône de l’élégance Audrey Hepburn en belle croqueuse de diamants et d’un écrivain en panne d’inspiration, c’est le portrait cruel et mélancolique d’insatisfaits de la vie qu’Edwards dresse avec une classe inouïe. Piqué de touches burlesques, ce film grinçant dans le fond virevolte avec une légèreté qui nous remplit d’aise.

Secrets et mensonges [3*]

Arte 20h45

De Mike Leigh (1996). Avec Brenda Blethyn, Marianne Jean-Baptiste.

Gainsbourg chantait la beauté des laids. C’est la joliesse cachée des supposés idiots que s’échine à révéler Mike Leigh, film après film. Un principe auquel il ne déroge pas dans cette belle comédie dramatique où une Anglaise paumée retrouve sa fille abandonnée à sa naissance. Surprise: cette dernière est Noire! Alternant avec un équilibre parfait le rire et les larmes, Leigh dresse un portrait à la fois cruel et beau de cette classe sociale qu’il affectionne tant: les petites gens. Un conte moderne jubilatoire où l’on retrouve Timothy Spall (qui vient de remporter la palme d’interprétation à Cannes pour M. Turner).

Traquenard [3*]

France 3 0h10

De Nicholas Ray (1958). Avec Robert Taylor, Cyd Charisse.

Grand cinéaste des amants maudits, Nicholas Ray signe un polar noir aux couleurs de l’amour fou. Flamboyant, lyrique, son récit dessine la cavale vers la lumière d’un avocat de truands avec une chanteuse de cabaret dans un monde de monstres filmé avec onirisme. Un mélodrame d’une grande beauté formelle, multipliant les audaces visuelles, et joué avec fièvre par Robert Taylor et Cyd Charisse.

Promised Land [2*]

Be 1 20h55

De Gus Van Sant (2013). Avec Matt Damon, Rosemarie DeWitt.

Présentant un industriel qui ne croit pas à sa cause pas noble, Van Sant signe sa première fable écologique. Sur un scénario un rien manichéen de l’excellent Matt Damon, le cinéaste glisse une caméra aérienne, dépassant la naïveté du propos par la force et la grâce peu communes de ses images. Un grand petit film qui fait du bien.

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