Les meilleurs films du 12 mai 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Au programme, bandes-annonces, critiques et étoiles.

Ce lundi:

  • Allemagne, année zéro
  • Un ange à ma table
  • X-Men 2
  • Holy Smoke

Bons moments télé!

1100428

Allemagne, année zéro [4*]

FRANCE 2 0H27

De Roberto Rossellini (1947). Avec Edmund Moeschke, Ernst Pittschau.

Rossellini suit l’itinéraire d’un gamin de douze ans dans les décombres de Berlin après la capitulation allemande. Poursuivant, après Rome, ville ouverte, son exploration d’un monde brisé par la guerre, le pape du néoréalisme italien accorde au peuple allemand une inédite et audacieuse compassion à travers les yeux d’un enfant, victime expiatoire de la folie des hommes. Un chef-d’œuvre d’humanité.

 

Un ange à ma table [3*]

ARTE 20H50

De Jane Campion (1990). Avec Alexia Keogh, Karen Fergusson.

Jane Campion adapte librement trois romans autobiographiques de sa compatriote néo-zélandaise Janet Frame. On y suit l’histoire de Janet, enfant perturbée que la passion pour l’écriture sauvera de l’hôpital psychiatrique. Ce récit intense et émouvant porté par trois magnifiques actrices, qui campent Janet de l’enfance à l’âge adulte, dessine un saisissant portrait de femme dans la douloureuse conquête de soi.

X-Men 2 [2*]

CLUB RTL 20H25

De Bryan Singer (2003). Avec Patrick Stewart, Hugh Jackman.

Après une grosse frayeur dans son bureau ovale, le président des Etats-Unis déclare les mutants infréquentables, mais Stryker veut les éliminer de la surface du globe. Ce deuxième épisode de la saga opère sa mutation, et plutôt que de se centrer sur la lutte des gentils et des méchants (même si l’action ne manque pas), s’intéresse davantage à la condition même de ces êtres différents. A l’image de Wolverine, fouillant son passé dans une sous-intrigue très prenante.

Holy Smoke [2*]

ARTE 23H25

De Jane Campion (1999). Avec Kate Winslet, Harvey Keitel.

Suivant le parcours chaotique d’une jeune Australienne tombée sous le joug d’un gourou en Inde, Jane Campion teste les limites de son art, entre hystérie et intrusion soudaine du burlesque, donnant l’impression d’un drôle de bordel. Mais rapidement, la grâce rayonnante de Winslet et la dinguerie de Keitel offrent au film un équilibre inespéré, nous maintenant dans un étrange état d’exaspération et d’envoûtement pur.

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