Les meilleurs films du 11 septembre 2014

Chaque jour, Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Au programme de ce jeudi, les bandes-annonces et critiques:

  • Willie Boy
  • Cloclo
  • Tu seras mon fils
  • In the Land of Women

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Willie Boy [3*]

TCM 13H30

D’Abraham Polonsky (1969). Avec Robert Redford, Katharine Ross.

Après un film (L’enfer de la corruption), Polonsky, victime de la chasse aux sorcières de McCarthy, se voit banni des plateaux de cinéma pendant 20 ans. Il revient plus engagé que jamais avec ce magnifique western tiré de l’histoire vraie d’un Indien poussé par une seule revendication: vivre libre avec la femme qu’il aime. Un vœu damné dans un monde où le Blanc règne en maître.

Cloclo [3*]

RTL-TVI 20H25

De Florent Emilio Siri (2012). Avec Jérémie Renier, Benoît Magimel.

On n’attendait pas Florent Emilio Siri (Otage) sur les terres du biopic et on avait tort. En effet, filmant carré comme le cinéaste d’action qu’il est, Siri transcende la "bête" mise en images de l’histoire du chanteur survolté. Et non content de réaliser un beau film plein d’émotion, le cinéaste parvient à saisir au plus juste l’homme derrière Cloclo, dans toute sa dimension et son antipathie aussi. Un portrait riche, complexe, fouillé du chanteur mal-aimé et mal-aimant, rendu plus vibrant encore par un Jérémie Renier bluffant en Cloclo plus vrai que nature.

Tu seras mon fils [2*]

FRANCE 3 20H45

De Gilles Legrand (2001). Avec Niels Arestrup, Lorànt Deutsch.

Cette éprouvante histoire de transmission où un père imagine bien mal confier son héritage (le vignoble familial) à son fils qu’il déteste nous offre à voir encore une fois l’incroyable palette de jeu du formidable Arestrup, qui domine un grand cru de comédiens.

In the Land of Women [2*]

LA DEUX 22H55

De Jon Kasdan (2006). Avec Adam Brody, Kristen Steward.

Scénariste en rupture sentimentale, Carter s’installe à Detroit pour s’occuper de sa grand-mère. Il ne tarde pas à faire la connaissance de Sarah, la voisine d’en face, et de sa fille adolescente Lucy. Ce film charmant, bien qu’inégal, détourne adroitement les clichés de la comédie romantique. Avec sa note mélancolique et son refus du spectaculaire, c’est un bien joli portrait de la femme aux trois âges de l’existence que tisse Kasdan. Entre langueur, tristesse et tendresse.

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