Les meilleurs films de ce vendredi 6 mai

Un dimanche à la campagne, CRAZY, Maman porteuse, ... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce vendredi en télé.

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Arte 14h45: Un dimanche à la campagne (3 étoiles)

De Bertrand Tavernier (1983). Avec Louis Ducreux, Sabine Azéma.

Quoi de plus anodin qu’un dimanche en famille? Adaptant un roman méconnu de Pierre Bost (l’éternel complice du scénariste Jean Aurenche), Bertrand Tavernier transforme cette situation banale en une réflexion nostalgique sur le côté éphémère de toute chose, sur le renoncement et l’injustice des rapports humains. Il retrouve la palette des autochromes de Louis Lumière, scande son film par des mouvements d’appareil lyriques et nous chamboule le cœur.

La Trois 22h05: CRAZY (3 étoiles)

De Jean-Marc Vallée (2005). Avec Michel Côté, Marc-André Grondin.

Des années 60 aux années 80, Jean-Marc Vallée retrace l’ambiance qui règne dans une famille aimante mais passablement déjantée. Il faudra aussi deux décennies à Zac, l’un des fils fou de glam rock, pour oser faire son coming out. Cette chronique généreuse, aux personnages hauts en couleur et à la BO soignée (de David Bowie à Charles Aznavour), s’est taillée un énorme succès au Québec, en plus de récolter onze jutras (les césars locaux).

La Deux 20h00: Maman porteuse (1 étoile)

De Michael McCullers (2008). Avec Tina Fey, Greg Kinnear.

Pour ne pas interrompre sa carrière, une célibataire qui désire un bébé recourt aux services d’une mère porteuse. Quand on sait que McCullers a été le scénariste des Austin Powers, on comprend mieux le ton mi-satirique, mi-n’importe quoi de cette pochade. Les apparitions inattendues de Steve Martin et de Sigourney Weaver apportent quand même un peu de tenue.

Plug RTL 20h00: Le patchwork de la vie (1 étoile)

De Jocelyn Moorhouse (1995). Avec Winona Ryder, Kate Capshaw.

Glady Joe et ses amies se réunissent chaque semaine pour coudre des patchworks et se laisser aller aux confidences. La venue de la nièce de Glady, une étudiante instable, va donner au groupe l’idée de confectionner un ouvrage où chaque participante exprimera sa vision du bonheur. Jocelyn Moorhouse entrecroise le destin de ces huit femmes en multipliant les allers-retours entre le présent et le passé. Un jeu de ping-pong qui alourdit considérablement une histoire déjà tire-larmes.

TCM 0h35: House of Horrors (1 étoile)

De Jean Yarbrough (1946). Avec Rondo Hatton, Robert Lowery.

Si le cycle Universal Horreur met à l’honneur des maîtres du fantastique de la trempe d’un Browning (Dracula) ou d’un Whale (Frankenstein), il nous fait aussi découvrir quelques "hommes à tout faire" du studio comme Yarbrough. Dans House of Horrors, ce dernier filme platement la vengeance d’un sculpteur frustré qui envoie un monstre tuer des critiques. Mais la prestation de Rondo Hatton, un acteur victime d’une déformation faciale après avoir été intoxiqué au gaz durant la grande guerre, reste perturbante.

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