Les meilleurs films de ce vendredi 23 septembre

Taxi Driver, Adieu ma jolie, Ce dont rêvent les filles... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce vendredi en télé.

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TCM 22h15: Taxi Driver (4 étoiles)

De Martin Scorsese (1975). Avec Robert De Niro, Jodie Foster.

En recevant la palme d’or en 1976, Scorsese connaît la consécration avec Taxi Driver. Et pourtant, deux ans auparavant, personne ne voulait du scénario, écrit par Schrader lors d’une grave crise existentielle. Dans la scène du miroir, avec le cultissime "Are you talking to me?", De Niro porte le propre battle dress de Schrader qui définit ainsi le film: "Taxi Driver, c’est l’homme qui se déplace à travers la ville comme un rat dans un égout. L’homme qui est constamment entouré de gens, et cependant n’a pas d’amis. Le syndrome absolu de la solitude urbaine. C’est ce que j’avais vécu". Finalement accepté par la Columbia, le film suscite la controverse et Scorsese se retrouve accusé de dérive fascisante. À propos de son taximan-justicier, il affirme pourtant avec fermeté: "Travis est un faux saint. Un gars qui s’en va sauver des gens qui ne veulent pas être sauvés". Mise en scène virtuose, musique lancinante de Bernard Herrmann (sa dernière partition), interprétation magistrale de De Niro: Taxi Driver s’est imposé depuis comme un chef-d’œuvre… toujours perturbant.

AB4 20h10: Adieu ma jolie (2 étoiles)

De Dick Richards (1975). Avec Robert Mitchum, Charlotte Rampling.

En 1975, l’âge d’or du film noir est depuis longtemps terminé. Mais cela n’empêche pas Richards de ressusciter le privé Philip Marlowe qui trouve en Mitchum l’une de ses meilleures incarnations à l’écran (même s’il est plus âgé que le personnage). Pour le reste, cette nouvelle version de Farewell My Lovely joue, malgré quelques libertés, la carte de la fidélité à l’univers de Chandler.

La Deux 20h00: Ce dont rêvent les filles (1 étoile)

De Dennie Gordon (2003). Avec Amanda Bynes, Colin Firth.

Une jeune Américaine décontractée fugue pour retrouver son père naturel, d’origine anglaise huppée-crispée (bonjour le cliché transatlantique!). Quelques couacs plus tard, le happy end se profile sans surprise. Bon, Colin Firth est un père de rêve, mais on le préfère en Single Man.

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