Les meilleurs films de ce vendredi 2 décembre

Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • Plus dure sera la chute, avec Humphrey Bogart
  • Il Divo, de Paolo Sorrentino
  • L'homme qui voulait vivre sa vie, avec Romain Duris et Marina Foïs
  • Ô Jérusalem, avec Patric Bruel

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TCM 11h30: Plus dure sera la chute (3 étoiles)

De Mark Robson (1956). Avec Humphrey Bogart, Rod Steiger.

Robson dévoile les coulisses pas franchement nobles de la boxe, à travers l’histoire d’un champion bidon fabriqué de toutes pièces par des managers véreux et des journalistes complices. Bogart, dont c’est le dernier film, interprète un de ces gratte-papier cyniques qui marchent dans la combine parce qu’il faut bien vivre. Vieilli, fatigué, l’acteur est plus émouvant que jamais, tandis qu’écœuré par le sordide de ces magouilles, il décide de faire triompher la vérité.

Arte 14h45: Il divo (2 étoiles)

De Paolo Sorrentino (2008). Avec Toni Servillo, Anna Bonaiuto.

Sorrentino s’attaque à une montagne. Le ministre Andreotti, un des leaders de la toute-puissante démocratie chrétienne, qui a régné sur l’Italie jusqu’à la fin des années 90. Multipliant les innovations formelles, le cinéaste fait d’Andreotti une sorte de Droopy mou et insensible (sauf quand il a la migraine) et dynamite par la farce l’ivresse du pouvoir à tout prix. Salvateur.

Be 1 20h50: L’homme qui voulait vivre sa vie (2 étoiles)

D’Eric Lartigau (2010). Avec Romain Duris, Marina Foïs.

Paul a une bonne situation professionnelle et une vie de famille idéale. Sauf que… ce n’est pas la vie qu’il aurait voulu vivre. Adapté du roman de l’Américain Kennedy, cet échange d’existence n’offre pas le vertige promis par son sujet. Mais le jeu fébrile de l’impeccable Duris et une mise en scène sèche, sobre et nerveuse à souhait prennent véritablement aux tripes.

La Trois 21h05: Ô Jérusalem (1 étoile)

D’Elie Chouraqui (2005). Avec Saïd Taghmaoui, Patrick Bruel.

Malgré les abandons successifs de Semprun et de Costa-Gavras, Elie Chouraqui s’est entêté à vouloir porter au cinéma le roman-fleuve de Lapierre et Collins, Ô Jérusalem. Le résultat est à la hauteur de la crainte: stigmatisant le conflit – nous sommes à l’époque de la création d’Israël, en 1948 – sur l’opposition entre deux amis, l’un Arabe et l’autre Israélien, on ne peut qu’être accablé par le simplisme de son message de paix pourtant délivré avec honnêteté.

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