Les meilleurs films de ce mardi 20 septembre

Le bruit des glaçons, Snake Eyes, Jesus Camp, Seule la mort peut m'arrêter... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce mardi en télé.

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Be 1 20h50: Le bruit des glaçons (4 étoiles)

De Bertrand Blier (2010). Avec Jean Dujardin, Albert Dupontel.

Un écrivain alcoolo reçoit la visite de son cancer. Incroyable mais vrai: malgré une sortie à la sauvette en France, il s’agit du meilleur film de Blier où l’auteur récapitule plus de quarante ans de vacheries, de dialogues poivrés, de stylisation forcenée et de tendresse bien cachée sous des élans de misanthropie.

RTL-TVI 22h00: Snake Eyes (4 étoiles)

De Brian De Palma (1998). Avec Nicolas Cage, Gary Sinise.

En montrant comment un ripou se décide à démêler les fils qui relient un match truqué à un complot politique, Brian De Palma multiplie les angles d’attaque. Il va jusqu’à nous présenter deux versions d’une même scène ou à utiliser un de ses procédés fétiches: le split-screen. Et comme ce feu d’artifice est soutenu par des acteurs qui ne s’économisent pas, on marche à fond dans ce thriller où rien n’est laissé au hasard. Pas même l’intrigant travelling final qui dépasse les acteurs pour terminer sur un bijou incrusté dans le béton. Lecteurs perspicaces, écrivez au Moustique pour proposer vos interprétations!

Arte 20h45: Jesus Camp (3 étoiles)

Documentaire de Heidi Ewing et Rachel Grady (2006).

Deux réalisatrices américaines s’immergent dans l’ambiance d’un camp d’été pour jeunes chrétiens évangéliques et, sous l’apparence d’une neutralité bienveillante qui laisse au spectateur sa liberté de penser, en rapportent un témoignage éloquent et alarmant. Car la foi ardente de nos "soldats du Christ" dérive vite vers un appel à une véritable prise de pouvoir politique sous la bannière néoconservatrice.

France 2 1h40 Le président (1 étoile)

D’Henri Verneuil (1961). Avec Jean Gabin, Bernard Blier.

Dès la fin des années 50, Gabin prend goût à jouer les patriarches. C’est dire si les sujets des films lui importent moins que son cachet ou la possibilité de faire son numéro. "Je travaille pour l’argent, dira Gabin-le-fermier, et je le calcule en vaches. Maigret, c’est tant de vaches, Le président, un champ de fourrage, Le baron de l’écluse, une nouvelle fosse à purin…"

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