Les meilleurs films de ce jeudi 8 septembre

La cérémonie, Braindead, Bellamy, Free Zone... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce jeudi en télé.

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France 3 23h05: La cérémonie (3 étoiles)

De Claude Chabrol (1995). Avec Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire.

Chabrol nous plonge dans un milieu très BCBG perturbé par deux agitatrices: la bonne de la maison, qui cache son analphabétisme à ses patrons et qu’un vent de révolte va pousser aux pires extrémités, et la postière du village, une jeune femme soupçonnée d’avoir tué son enfant. La situation, au départ anodine, va devenir progressivement explosive. Une fois la vitesse de croisière atteinte, l’humour noir de Chabrol fait mouche à chaque coup.

Arte 0h15: Braindead (2 étoiles)

De Peter Jackson (1992). Avec Timothy Balme, Diane Penalver.

"C’est un film gore pour toute la famille", déclarait Peter Jackson en 1992. Ne le prenez pas au mot: si le film baigne bien dans un flot d’hémoglobine avec moult étripages, mutilations et écrabouillements, son côté "familial" est à prendre au quatrième degré. Il s’agit surtout d’une rencontre hallucinante et réjouissante entre Freud et le film de zombies.

France 3 20h35: Bellamy (1 étoile)

De Claude Chabrol (2009). Avec Gérard Depardieu, Clovis Cornillac.

Placé sous le patronage de deux Georges (Brassens et Simenon), cet ultime cru chabrolien devra peut-être vieillir pour acquérir davantage de saveur. En l’état, il s’avère frustrant. Entre Nîmes et Sète, le cinéaste fait semblant de s’intéresser à l’enquête d’un commissaire en vacances intrigué par une arnaque à l’assurance et la mort d’un SDF. Mais l’affaire tourne vite à l’eau de boudin: trop de questions restent en suspens, trop de réponses posent problème.

La Trois 21h05: Free Zone (1 étoile)

D’Amos Gitaï (2005). Avec Natalie Portman, Hana Laszlo.

Après avoir dressé un bilan critique de la situation en Israël, Amos Gitaï suit le parcours de deux femmes, une Américaine et une Israélienne, vers la free zoneen Jordanie. Ce voyage bavard, prétexte à sonder les blocages sociopolitiques du Proche-Orient, vient soutenir la vision progressiste du réalisateur. Rien à redire sur le propos. Mais, côté formel, le film s’avère fastidieux.

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