Les meilleurs films de ce jeudi 13 octobre

La rédaction a choisi 4 films qui sont diffusés aujourd'hui en télé. Avis et extraits vidéos. Au menu de ce jeudi

  • Duel, le film culte de Spielberg
  • Hombre un excellent western antiraciste avec Pal Newman
  • Un crime dans la tête avec Meryl Streep et Denzel Washington
  • Ultranova de Bouli Lanners

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Arte 20h40: Duel (4 étoiles)

De Steven Spielberg (1971). Avec Dennis Weaver, Eddie Firestone.

Tournée en seize jours pour la télé, cette adaptation d’une nouvelle de Richard Matheson fut projetée en salles en Europe et imposa l’inconnu Spielberg. Univers quotidien se révélant subitement menaçant, pointes de critique sociale, histoire débouchant sur une interrogation existentielle: entre 1971 et 1975, le cinéma de Steven prolonge celui des sixties. Mais il y ajoute une dimension "bigger than life"qui ouvrira la voie aux blockbusters des années 80.

Club RTL 23h00: Hombre (3 étoiles)

De Martin Ritt (1966). Avec Paul Newman, Frederic March.

Mal reçu à l’époque de sa sortie, Hombre n’en demeure pas moins un excellent western antiraciste et l’un des meilleurs films de Ritt, un auteur parfois démonstratif jusqu’à la lourdeur. Plus laconique que jamais, Newman, en Blanc élevé par les Indiens, devient à contrecœur le défenseur des passagers d’une diligence attaquée par des bandits qui ont à leur tête le truculent Richard Boone.

RTL-TVI 22h30: Un crime dans la tête (2 étoiles)

De Jonathan Demme (2004). Avec Denzel Washington, Meryl Streep.

Après La vérité sur Charlie, un remake désastreux du Charade de Donen, Jonathan Demme corrige le tir et adapte au goût du jour un thriller paranoïaque tourné en 1962 par Frankenheimer. Différence de taille entre les deux versions: même si l’action commence au moment de la première guerre du Golfe, l’ennemi est cette fois à l’intérieur et non plus à l’extérieur comme dans l’original. Bush, dit-on, n’aurait pas apprécié.

La Trois: Ultranova (2 étoiles)

De Bouli Lanners (2005). Avec Vincent Lécuyer, Hélène De Reymaeker.

Peintre autodidacte, acteur, auteur de courts multiprimés, Bouli Lanners conjugue minimalisme et tendresse pour son premier long métrage. En suivant la trajectoire hésitante d’un jeune vendeur introverti, il donne à voir une solitude bien contemporaine. En scope, s’il vous plaît, car on sait que les vides dans le cadre sont aussi importants que les pleins quand il s’agit d’exprimer la difficulté à sortir de sa coquille.

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