Les meilleurs films de ce dimanche 11 août

Notre sélection de ce dimanche 11 août:

  • Pour une poignée de dollars (trailer)
  • King Kong (trailer)
  • Quatre étoiles (trailer)
  • The Blues Brothers (trailer)

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King Kong France 3 0h15 [4*]

D'Ernest B. Schoedsack, Merian C. Cooper (1933). Avec Fay Wray, Robert Armstrong.

Bien avant Peter Jackson et la toute-puissance du numérique, Schoedsack et Cooper transformaient le mythe de King Kong en une somptueuse poésie tragique. Il faut voir ce singe gigantesque (en réalité un magnifique pantin articulé image par image) en haut de l’Empire State Building, davantage dévasté par sa détresse de déraciné et son statut d’impossible amoureux de la belle Fay Wray que par les minuscules avions qui le mitraillent! Une œuvre d’une humanité et d’une beauté inoubliables. 

The Blues Brothers Arte 20h45 [3*]

De John Landis (1980). Avec John Belushi, Dan Aykroyd.

John Landis signe une comédie survoltée dédiée aux chanteurs de blues et de rock. Mais foin de l’hommage compassé façon musée de cire! Ici, c’est plutôt le loufoque et l’imprévu qui ont droit de cité. Vous croiserez donc pêle-mêle, dans un même élan de folie, un Ray Charles… tueur d’élite, une Aretha Franklin en serveuse de fast-food ou encore James Brown dans la défroque d’un pasteur. Quant au duo Belushi-Aykroyd (les fameux Blues Brothers, version Laurel et Hardy new-look), il n’a pas inventé la poudre, mais il est carrément explosif!

Quatre étoiles France 2 20h45 [2*]

De Christian Vincent (2005). Avec Isabelle Carré, José Garcia.

Franssou part claquer son héritage sur la Côte d’Azur, où elle fait la connaissance de Stéphane, un escroc qui rêve de mener la belle vie. Christian Vincent donne des allures de screwball comedy hollywoodienne à cette histoire légère et fantaisiste, dominée par un trio de comédiens formidables: Carré n’a jamais été aussi sexy et joue sa partition en équilibre avec un José Garcia et un François Cluzet haut de gamme. Jubilatoire!

Pour une poignée de dollars France 4 22h30 [3*]

De Sergio Leone (1964). Avec Clint Eastwood, Gian Maria Volonté.

Avec son aventurier cynique profitant du conflit entre deux camps adverses, Leone copie le Yojimbo de Kurosawa et invente un genre nouveau: le western spaghetti, dont l’appellation stupide vient des gardiens du temple de l’Ouest classique. Et pour cause, ces derniers virent d’un mauvais œil le détournement systématique des codes du western dans cet opéra baroque et violent, où le héros (impeccable Eastwood en cow-boy solitaire et silencieux) n’a pas plus de morale que les méchants.

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