Les meilleurs films de ce 8 mai

Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • Le mépris, de Jean-Luc Godard
  • Les pommes d’Adam, d'Anders Thomas Jensen
  • Anita G., d'Alexander Kluge
  • The Good German, l’ami allemand, de Steven Soderbegh

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France 2 0h50: Le mépris [4*]

De Jean-Luc Godard (1963). Avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli.

Souvent considéré comme le plus linéaire des Godard, Le mépris n’en est pas moins un chef-d’œuvre poignant et novateur. Capri, la mine boudeuse de B.B. et les exigences du producteur qui voulait à tout prix inclure une grande scène érotique n’ont pas réussi à brider l’inventivité de Godard. Pour cette réflexion passionnante sur le couple et le cinéma, il s’est d’ailleurs fait plaisir en demandant à Fritz Lang d’incarner un "pur" face aux exigences du commerce.

Plug RTL 20h00: Les pommes d’Adam [3*]

D’Anders Thomas Jensen (2005). Avec Ulrich Thomsen, Mads Mikkelsen.

Toujours surprenant, cet ovni cinématographique porté par de formidables acteurs qui évitent le cabotinage – le danger majeur lorsqu’on entreprend une telle démolition des clichés – met aux prises un néonazi et un prêtre allumé du plafonnier, mais ne verse pas pour autant dans la confusion des idées. De manière décapante et en jonglant avec quelques thèmes bibliques joliment détournés, il illustre la lutte des forces de vie contre les ténèbres.

Arte 3h25: Anita G. [3*]

D’Alexander Kluge (1966). Avec Alexandra Kluge, Hans Korte.

En 62, au festival du court métrage d’Oberhausen, vingt-six réalisateurs signent un manifeste qui appelle à un renouveau du cinéma allemand. Parmi eux: Alexander Kluge qui va conquérir une renommée internationale avec Anita G., un brillant film-collage dénonçant les leurres du miracle économique, à travers le portrait incisif d’une jeune femme ayant fui la RDA pour l’Ouest.

La Deux 20h05: The Good German, l’ami allemand [2*]

De Steven Soderbergh (2007). Avec George Clooney, Cate Blanchett.

L’ombre envahissante du Troisième homme plane sur ce Good German situé dans le Berlin en ruine de l’immédiat après-guerre. Au-delà de l’exercice de style appuyé, avec noir et blanc expressionniste et plan final pastichant celui de Casablanca,Soderbergh pose de troublantes questions sur la manière dont les Alliés ont occulté le passé nazi de certains savants pour pouvoir utiliser leurs compétences contre les Russes.

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