Les meilleurs films de ce 6 août

Notre sélection des meilleurs films pour 6 août 2013:

  • La bande à Baader (trailer)
  • Entre adultes (trailer)
  • Le retour de Billy Wyatt
  • Les cracks (trailer)

915077

La bande à Baader FRANCE 2 0H10 [3*]

D'Uli Edel (2008). Avec Martina Gedeck, Moritz Bleitbreu.

La bande à Baader propose une plongée passionnante dans une période sombre de l’Allemagne de l’Ouest d’après-guerre, où s'épanouissait un terrorisme d’extrême gauche nourri des frustrations d’une jeunesse révoltée par une société dans laquelle elle ne se reconnaissait pas. Un sujet complexe et touffu qu'Uli Edel défriche pourtant avec brio et sans manichéisme en montrant la gradation de la violence et la radicalisation sans cesse plus poussée des membres de la RAF.

Le retour de Billy Wyatt LA DEUX 20H00 [2*]

De Steven Kampmann et William Porter (1988). Avec Mark Harmon, Jodie Foster.

Peu connu dans la longue filmographie de Jodie Foster, ce mélodrame – aussi exploité à sa sortie sous le titre Mémoire brisée – contient pourtant une belle réflexion sur le temps qui passe et la nostalgie liée à la perte des proches. Si l'actrice y fait preuve de son talent habituel, Mark Harmon lui vole la vedette, rappelant ainsi qu'il était déjà un acteur confirmé bien avant que la série NCIS ne le remette à l'avant-scène.

Les cracks CLUB RTL 20H25 [2*]

D'Alex Joffé (1968). Avec Bourvil, Robert Hirsch.

Il y a comme un petit air de Tour de France des origines dans cette joyeuse farce d'Alex Joffé, car même si la course Paris-San Remo n'a jamais existé que dans son imagination, le réalisateur propose une reconstitution amusante du cyclisme aux temps héroïques. Les forçats de la route ayant des airs de Bourvil, on sourit souvent entre deux étapes, malgré des situations comiques désuètes. C'est hélas sur ce tournage que le grand comédien apprit qu'il souffrait du mal qui allait l'emporter.

Entre adultes LA TROIS 21H05 [2*]

De Stéphane Brizé (2006). Avec Edith Mérieau, Vincent Dubois.

Alors qu'il faut d'habitude des semaines, voire des mois, pour tourner un film, Stéphane Brizé a mis… quatre jours! Ce projet un peu fou sur lequel règne une liberté artistique à peu près totale ne vire pourtant pas à la catastrophe, Brizé proposant une vision assez crue et pessimiste – à moins qu'elle ne soit tragiquement réaliste? – du couple, soulignant à quel point l'amour est décidément bien compliqué.

Sur le même sujet
Plus d'actualité