Les meilleurs films de ce 4 mars

Découvrez des extraits vidéos des 3 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • OSS 117: Le Caire, nid d’espions, de Michel Hazanavicius
  • Elephant, de Gus Van Sant
  • Prêt-à-porter, avec Julia Roberts

Les meilleurs films de ce 4 mars

Club RTL 20h00: OSS 117: Le Caire, nid d’espions [3*]

De Michel Hazanavicius (2006). Avec Jean Dujardin, Aure Atika.

"Je me demande s’il est complètement con ou très intelligent",s’exclame un des ennemis du suave Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117. Pour le spectateur, le dilemme est vite tranché: notre agent secret, incarné par un Dujardin au top de sa forme, a tout du crétin autosatisfait. Et comme il représente, au lendemain de la défaite de Diên Biên Phu, la défense d’un colonialisme à l’ancienne, on comprend que les auteurs de cette parodie hilarante n’aient pas résisté à l’envie d’égratigner une certaine France. Un divertissement haut de gamme.

France 4 0h10: Elephant [2*]

De Gus Van Sant (2003). Avec Alex Frost, Eric Deulen.

À côté de productions mainstream (Good Will Hunting…), Van Sant pratique un cinéma plus expérimental, austère et exigeant, où il s’interdit d’explorer les consciences de ses personnages pour nous donner à voir leurs mouvements désordonnés et leurs collisions avec le réel, ou ce qu’il en reste dans une société playstationisée. Elephant retrace les dernières heures avant la tuerie perpétrée par deux ados dans un lycée, véritable tir au pigeon inspiré par la tragédie de Littleton. À partir d’un même événement, Michael Moore avait choisi dans Bowling for Columbine l’analyse multipiste, incriminant, outre la vente libre des armes, la culture de la peur véhiculée par les médias. Van Sant, de son côté, préfère le constat à la tentative d’explication et filme sur un mode déambulatoire des ados qui conservent une bonne part d’opacité.

Arte 20h40: Prêt-à-porter [2*]

De Robert Altman (1994). Avec Julia Roberts, Tim Robbins.

L’univers de la mode inspire à Altman une satire croustillante mais assez superficielle – la mode, selon lui, ne sert qu’à habiller de manière présentable le désir sexuel. La fin de Prêt-à-porter ne manque toutefois pas de mordant: excédée par les manœuvres de son fils qui entrave sa créativité, une styliste lance ses mannequins sur scène dans le plus simple appareil…, ce qui ne tarde pas à lancer une nouvelle mode.

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