Les meilleurs films de ce 31 janvier

Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • La classe ouvrière va au paradis, d'Elio Petri
  • La poupée, d'Ernst Lubitsch
  • Nimitz: retour vers l’enfer, avec Kirk Douglas
  • 1492: Christophe Colomb, de Ridley Scott avec Gérard Depardieu

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France 2 1h50: La classe ouvrière va au paradis (2 étoiles)

D’Elio Petri (1972). Avec Gian-Maria Volonte, Mariangela Melato.

Ancien critique et animateur de ciné-club passé à la réalisation, Elio Petri a porté sur la société italienne et ses dirigeants (notamment Aldo Moro, le chef de la Démocratie chrétienne) un regard acide qui ne lui a pas valu que des amis. Après Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon où dominait un humour noir du meilleur cru, il brosse ici le portrait d’un ouvrier stakhanoviste découvrant les bienfaits de la révolte. Au passage, Petri brocarde l’impuissance des syndicats, ce qui donne à son film une résonance contemporaine. Dommage que l’auteur cède par moments à la facilité.

Arte 0h55: La poupée (2 étoiles)

D’Ernst Lubitsch (1919). Avec Ossi Oswalda, Victor Janson.

Un homme croit berner son oncle en épousant une poupée à la place d’une vraie femme, mais les choses dérapent. Cette fable insolite emprunte ses thèmes à E.T.A. Hoffmann mais confirme surtout le talent de Lubitsch. A la même époque, il tourne des superproductions historiques qui lui vaudront, en 1922, d’être invité à Hollywood.

Ab3 20h05: Nimitz: retour vers l’enfer (2 étoiles)

De Don Taylor (1980). Avec Kirk Douglas, Martin Sheen.

Back to the Future, version militaire. Le porte-avions nucléaire Nimitz va se retrouver projeté de 1980 à 1941, juste avant l’attaque japonaise sur Pearl Harbor. Doit-il s’interposer au risque de changer le cours de l’Histoire? Un dilemme corsé pour un cocktail détonant de film de guerre et de sci-fi, même si le ton est assez propagandiste.

Tf1 2h10: 1492: Christophe Colomb (1 étoile)

De Ridley Scott (1992). Avec Gérard Depardieu, Armand Assante.

1492, un peu à l’image du Nouveau Monde rêvé par le navigateur, est un film trop ambitieux pour tenir toutes ses promesses. Au dire du réalisateur, il s’agissait de raconter l’aventure intérieure d’un visionnaire qui découvre l’inconnu parce qu’il a été capable de l’imaginer en défiant les autorités de son temps. Mais si l’aventure est bien présente, Scott est loin d’un cinéma de l’intériorité.

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