Les meilleurs films de ce 21 décembre

Découvrez des extraits vidéos des 3 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • Contagion, avec Matt Damon
  • L’invasion des profanateurs de sépultures, de Don Siegel
  • Max et les maximonstres, de Spike Jonze

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Be 1 20h55: Contagion [3*]

De Steven Soderbergh (2011). Avec Matt Damon, Kate Winslet.

Soderbergh surgit toujours là où on ne l’attend pas. À côté de la veine glamoureuse des Ocean’s Eleven, Twelve, Thirteen…, il pratique un cinéma à la limite de l’expérimental dans Bubble et Full frontal, notamment. Avec Contagion, le voici qui aborde avec brio le film apocalyptique en retraçant une pandémie due à un virus inconnu. Aucune esbroufe dans son approche, mais au contraire, une description réaliste des différents aspects du problème: médical, économique, médiatique (avec Jude Law en blogueur adepte de la théorie du complot). Rigoureux, complexe et haletant. 

TCM 22h20: L’invasion des profanateurs de sépultures [3*]

De Don Siegel (1956). Avec Kevin McCarthy, Dana Wynter.

Trois remakes/refontes honorables (Kaufman en 78, Ferrara en 93 et Hirschbiegel en 2007) n’ont pas réussi à détrôner l’original, cette Invasion… hautement symbolique, dans laquelle les habitants d’une bourgade tranquille deviennent la proie de clones extraterrestres qui prennent leur apparence pour imposer le règne de la pensée unique. On était en 56 et les États-Unis étaient hantés par la menace rouge. Anticommuniste, Siegel? Dans le passionnant doc qui suit le film, intitulé Science-fiction et paranoïa, la culture de la peur aux États-Unis, une universitaire défend la possibilité de voir L’invasion… comme une parabole antimaccarthyste. Mais quelle que soit votre interprétation, ce long métrage vous clouera à votre fauteuil.

La Deux 20h00: Max et les maximonstres [2*]

De Spike Jonze (2009). Avec Max Records, Catherine Keener.

Ce n’est pas parce que Spike Jonze aborde le territoire (inconnu pour lui jusqu’alors) du film pour enfants qu’il va laisser au placard son petit grain de folie. Déjà responsable de deux ovnis foldingues, Dans la peau de John Malkovich et Adaptation (où il décrivait avec ironie les affres de la création), il persiste en embarquant un gamin dans un monde mystérieux peuplé d’étranges bêtes pelucheuses. Elles deviennent très vite le reflet de ses propres peurs, colères et espoirs, ce qui transforme ce film faussement naïf en paysage mental de l’enfance.   

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