Les meilleurs films de ce 20 mai

Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • Un prophète, de Jacques Audiard avec Tahar Rahim
  • Mon nom est Personne, avec Terence Hill
  • Le gamin au vélo, avec Cécile De France
  • Indochine, avec Catherine Deneuve

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France 2 20h45: Un prophète [3*]

De Jacques Audiard (2009). Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup.

Plongée saisissante dans l’univers carcéral, Le prophète est un récit d’apprentissage au sein d’un milieu ultra-codé, extrêmement violent et soumis au diktat des camps les plus influents (ici Arabes et Corses). Audiard réinvente le gangster, dans la peau d’un acteur jusque-là inconnu: Tahar Rahim, formidable.

France 4 20h35: Mon nom est Personne [3*]

De Tonino Valerii (1973). Avec Terence Hill, Henry Fonda.

Valerii fait un clin d’œil au maître Sergio Leone à une époque où le western, moribond, commence à mordre la poussière. Hill, en jeune chien fou, et Fonda, incarnant l’Ouest vieillissant, jouent avec un humour dévastateur et une tendresse sage cette ode très drôle et émouvante à l’Amérique mythique des cow-boys.

Be 1 20h55: Le gamin au vélo [3*]

De Jean-Pierre et Luc Dardenne (2011). Avec Cécile De France, Thomas Doret.

Cette histoire de coiffeuse qui s’entiche d’un gamin abandonné par son père, les frères Dardenne l’ont abordée avec un œil tout différent de leurs films précédents (Rosetta, L’enfant). Cécile De France est proprement lumineuse en femme craquante dans le don total de soi à l’autre. Elle irradie dans le film, phagocyte l’image, solaire, portée par une musique discrète, mais présente. Un film parcouru de cet espoir et de cette tendresse qui soulèveraient des montagnes mais sans mièvrerie. Dommage que les frères aient cru bon de tirer la tête parce qu’ils n’ont gagné "que" le Grand Prix à Cannes cette année-là.

Arte 20h40: Indochine [2*]

De Régis Wargnier (1992). Avec Catherine Deneuve, Vincent Pérez.

Loin de L’amant qui laissait au pays le seul rôle de carte postale, Wargnier se sert de son histoire d’amour pour magnifier les paysages et montrer, avec beaucoup d’à-propos, un peuple qui s’affranchit du joug colonial. Une épopée passionnante qui perd en puissance dès que le réalisateur resserre le champ sur ses personnages. À l’image de Deneuve, trop élégante et figeant le film dans un écrin trop propret pour être vrai.

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