Les meilleurs films de ce 19 septembre

Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • Coluche, l’histoire d’un mec, d'Antoine de Caunes
  • La piel que habito, de Pedro Almodóvar
  • J’ai tué ma mère, de et avec Xavier Dolan
  • Last Days, de Gus Van Sant

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France 4 20h45: Coluche, l’histoire d’un mec [3*]

D’Antoine de Caunes (2008). Avec François-Xavier Demaison, Léa Drucker.

De Caunes signe son meilleur film en prenant le risque de mécontenter tout le monde: ceux qui vénèrent Coluche et ceux qui ne voient en lui qu’un bouffon ayant attrapé la grosse tête en se portant, en 1980, candidat à la présidence. Plus nuancé, de Caunes a choisi de prendre le personnage au sérieux, avec ses zones d’ombre et sa lumière, aidé par la performance stupéfiante de Demaison.

Be 1 20h55: La piel que habito [2*]

De Pedro Almodóvar (2011). Avec Antonio Banderas, Elena Anaya.

Après la période kitsch de ses débuts placés sous le signe de la movida, Almodóvar a opté pour une approche plus classique mais où l’émotion dominait. La piel… annonce-t-il un nouveau tournant? Car si on y retrouve les frontières mal définies entre les sexes et les revirements mélodramatiques chers à l’auteur, son manque de chaleur étonne. Les expériences chirurgicales du médecin obsessionnel et vengeur incarné par Banderas installent en tout cas un malaise profond.

La trois 21h05: J’ai tué ma mère[2*]

De et avec Xavier Dolan (2009). Avec Anne Dorval.

À 20 ans, le Québécois Xavier Dolan scénarise, coproduit et réalise ce film-confession rageur et tendre sur les rapports houleux d’un jeune gay (qu’il incarne) avec sa mère. Entre deux scènes de ménage, pimentées d’expressions aussi parlantes que "Tu m’égorges la vie",s’infiltre une vraie demande d’amour qui trouvera sa pleine expression dans le plan final. Un (jeune) auteur est né.

Plug RTL 21h20: Last Days[1*]

De Gus Van Sant (2005). Avec Michael Pitt, Lukas Haas.

À côté de productions mainstream, Van Sant pratique un cinéma plus expérimental où il s’interdit d’explorer les consciences de ses personnages. Elephant, Gerry et ces Last Days,librement inspirés des derniers jours de Kurt Cobain, le leader de Nirvana, tracent sur pellicule les signes parfois difficilement déchiffrables d’une Amérique du mal-être. On peut prendre cette opacité pour de l’audace… ou de la facilité.

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