Les meilleurs films de ce 15 mai

Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • Il faut sauver le soldat Ryan, de Steven Spielberg
  • Gomorra, de Matteo Garrone
  • De rouille et d’os, avec Marion Cotillard
  • Le ruban blanc, de Michael Haneke

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France 4 20h45: Il faut sauver le soldat Ryan [4*]

De Steven Spielberg (1998). Avec Tom Hanks, Matt Damon.

Jamais scène de débarquement n’avait été restituée avec un tel réalisme: ce deuxième jour J commence par une immersion totale de 24 minutes dans le bain de sang d’Omaha Beach en juin 1944. Le spectateur ne regarde plus, il est partie intégrante du combat. L’accalmie du scénario permettra de s’attacher aux personnages et à leurs faiblesses, loin du mythe du héros guerrier, avant de replonger dans la violence des affrontements jusqu’au final poignant.

France 4 23h35: Gomorra [3*]

De Matteo Garrone (2008). Avec Toni Servillo, Gianfelice Imparato.

A des années-lumière de la version romantique du Parrain, cette incursion aussi passionnante que brutale dans le monde de la Mafia démontre à quel point la Pieuvre est sordide et ses tentacules étouffants pour toute une société gangrenée par ses agissements. Sans concession et dans un style quasi documentaire, Gomorra n’est jamais loin de la réalité: plusieurs acteurs amateurs du film furent arrêtés pour des activités liées à la Camorra.

Be1 20h55: De rouille et d’os [2*]

De Jacques Audiard (2012). Avec Matthias Schoenaerts, Marion Cotillard.

"Dès qu’on était dans le pathos, Jacques râlait: on se fait chier, c’est trop dramatique!" Marion Cotillard résume parfaitement la sensation qui se dégage du dernier film d’Audiard: en effet, si la mise en scène s’avère irréprochable, la distance volontaire qui s’installe entre les personnages et le public rend l’ensemble trop froid par moments pour adhérer pleinement au récit. Pour autant, la performance des deux acteurs principaux est impressionnante.

Arte 20h50: Le ruban blanc [2*]

De Michael Haneke (2009). Avec Christian Friedel, Leonie Benesch.

Haneke aurait-il remporté sa première Palme d’or si Isabelle Huppert n’avait pas été présidente du jury en 2009? La polémique subsiste, car la rhétorique du cinéaste laisse perplexe: l’atmosphère rigoriste planant sur cette chronique villageoise expliquerait les mécanismes qui conduiront plus tard les Allemands à adhérer au nazisme. Aussi discutable soit-il, ce voyage aux origines du mal absolu bénéficie d’un superbe noir et blanc aussi glaçant que fascinant.

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