Les meilleurs films de ce 10 février

Découvrez des extraits vidéos des 3 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • La chute du faucon noir, de Ridley Scott
  • Le gendarme à New York, avec Louis de Funès
  • Altiplano, avec Olivier Gourmet

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TCM 20h40: La chute du faucon noir (2 étoiles)

De Ridley Scott (2002). Avec Josh Hartnett, Ewan McGregor.

La dénonciation de l’intervention américaine à Mogadiscio manque de franchise, Scott ne pouvant empêcher son film d’exhaler des relents patriotiques. Mais le réalisateur de Gladiator sait y faire en matière de spectacle. La caméra tremble, les soldats se terrent, apeurés et on ne sait plus toujours où on se trouve. Si ce n’est pas vraiment la guerre, ça y ressemble furieusement.

La Une 20h50: Le gendarme à New York (1 étoile)

De Jean Girault (1965). Avec Louis De Funès, Michel Galabru.

Après les triomphes du Corniaud et de Fantômas, De Funès est devenu une véritable star. Cependant, dès ce deuxième opus, la grande saga du Gendarme s’essouffle déjà. Certaines scènes sont carrément écrites durant la traversée sur le paquebot France! Mais la gestuelle inimitable de Fufu sauve les meubles au beau milieu de certaines séquences savoureuses, dignes du meilleur burlesque américain.

Arte 22h15: Altiplano (1 étoile)

De Peter Brosens et Jessica Woodworth (2008). Avec Olivier Gourmet, Magaly Solier.

Altiplano regorge d’images splendides et d’un indéniable sens du sacré. Mais il lui manque une histoire et un véritable point d’ancrage. Et l’accumulation de vues aussi belles qu’irréelles de plateaux désertiques balayés par le vent finit malheureusement par gâcher l’essence même du film. Où il est question du combat inégal entre la toute-puissance capitaliste et quelques survivants de la culture traditionnelle au Pérou. De l’incompréhension de paysans violentés qui, faute de pouvoir se retourner contre les vrais responsables de leur mal (le mercure écoulé d’une mine locale dirigée par des Blancs a contaminé l’eau potable de la région), s’en prennent aux médecins étrangers venus les aider. La thématique était passionnante. Dommage que Brosens et Woodworth aient cru bon de ne l’aborder qu’en surface. Car malgré cet écueil, leur film nous emporte véritablement plus d’une fois dans un monde aux résonances mystiques puissamment enivrantes.

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