Les meilleurs films de ce 10 août

Découvrez des extraits vidéos des 3 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.

  • La soif du mal, de et avec Orson Welles
  • Dans le regard d’une bête, de Dominique Loreau
  • Cadavres à la pelle, de John Landis

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TCM 15h30: La soif du mal [4*]

D’Orson Welles (1957). Avec Orson Welles, Charlton Heston.

La soif du mal s’ouvre sur un plan-séquence éblouissant (que cite Altman au début de son Player pour fustiger le montage speedé contemporain)et se termine avec l’apparition fantomatique de Marlène Dietrich. Entre les deux, 105 minutes de virtuosité visuelle au service d’un script shakespearien qui mêle les thèmes de la trahison, de l’abus de pouvoir et de l’ambiguïté des actes. La version restaurée, présentée ce soir, a été établie d’après les notes de Welles qui s’était vu retirer le montage du film par le studio. Car le tempérament expérimentateur de l’auteur de Citizen Kane (diffusé lundi sur Arte) ne pouvait vraiment pas s’accorder aux diktats des majors!

La Deux 23h40: Dans le regard d’une bête [3*]

Documentaire de Dominique Loreau (2011).

Les animaux, nous les côtoyons tous les jours, les visitons au zoo ou au musée (sagement empaillés), les découpons dans notre assiette en bons carnivores, mais que connaissons-nous d’eux? Au fil de ce documentaire jouant sur des associations libres d’images et de pensées, Loreau fait mieux que se poser la question. Elle nous invite à entrer dans un territoire où nous nous retrouvons face à une altérité troublante. Saviez-vous que pour établir le contact avec des oiseaux et même créer une ébauche de chorégraphie avec eux, comme le font deux danseuses dans le film, il ne faut jamais les fixer dans les yeux mais seulement leur jeter des regards furtifs?

Be 1 20h50: Cadavres à la pelle [1*]

De John Landis (2011). Avec Simon Pegg, Andy Serkis.

En perte de vitesse depuis un bon moment, le réalisateur des Blues Brothers lorgne du côté des comédies britanniques des années 50 et de l’humour noir des studios Ealing en accompagnant, au début du 19e siècle, deux losers d’Edimbourg qui fournissent par tous les moyens des cadavres frais aux sommités médicales de la ville. Mais le cynisme de façade et la lourdeur pachydermique des gags agacent sans vraiment faire rire. Dommage, car le duo Pegg-Serkis méritait nettement mieux.

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