Les grands moments de Michel Sardou

Michel Sardou se confie à Jean-Michel Zecca. À 65 ans, il ne sait toujours pas ce qu'est une langue de bois.

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Beaucoup d’auteurs, de critiques ou de soi-disant spécialistes de la chanson française ont essayé de le cerner. Le problème, c’est que Sardou a passé sa carrière à brouiller les pistes, arrachant férocement chacune des étiquettes qu’on voulait lui coller.

Quand il entonne La maladie d’amour, les mamies se lèvent et les romantiques applaudissent. Quand ce sont Les Ricains qui débarquent ou le slogan Je suis pour qui se met à résonner, les radios appellent au boycott et les associations anti-Sardou se déchaînent. Si la sautillante Java de Broadway continue aujourd’hui à imbiber les mariages, ce n’est plus le cas des chansons Le temps des colonies et J’accuse qui avaient provoqué de sacrées gueules de bois sur leur passage…

Qu’on aime ou non le gaillard, il faut lui reconnaître une qualité qui n’existe (quasi) plus: l’art d’utiliser sa popularité pour irriter les esprits résignés ou bien-pensants.

Il le prouvait encore l’année dernière, en prime time sur France 2, en offrant sa carrière à cœur ouvert à Patrick Sabatier dans Sardou en questions. Ses colères, son salaire, ses infidélités, ses erreurs (le fameux Bac G qui n’était pas celui auquel il pensait): tout était mis sur le tapis avec la plus grande franchise.

Inutile de dire que Jean-Michel Zecca, ce dimanche, se retrouve face à ce qu’on appelle "un très bon client". Qui, à l’occasion de la sortie de son double best of Les grands moments (et d’une tournée qui passera par Forest National du 6 au 8 décembre), a décidé de rouvrir sa boîte à souvenirs le temps d’une rencontre faussement légère. Les plus accros pourront se brancher, dès ce lundi, sur Bel RTL qui diffusera l’entretien tout au long de la semaine, entre 12 h et 12h30, dans Ma semaine avec. Un programme à écouter avec du café et des biscuits. Et "en chantant", cela va sans dire.

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