Les films du mardi 15 mars 2011

Pour préparer au mieux votre plateau télé, découvrez des extraits vidéos de notre sélection de films diffusés ce mardi en télé.

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14h55 LA UNE: Envoyés très spéciaux (2 étoiles)

De Frédéric Auburtin (2008). Avec Gérard Lanvin, Gérard Jugnot.

Malin et plutôt bien troussé, ce buddy movie appuie ses ressorts comiques sur son duo mal assorti qui rappelle les meilleures comédies de Veber. Egratignant au passage le sale petit monde médiatique, les deux Gérard jouent sur du velours dans ce terrain ludique, à défaut d’être original. Ils en profitent et s’amusent visiblement comme des potaches. Tant mieux: nous aussi.

20h00 LA DEUX: L’arme fatale 3 (3 étoiles)

De Richard Donner (1992). Avec Mel Gibson, Danny Glover.

Une très bonne séquence du film commence par ce dialogue: "La mienne est plus longue que la tienne." Sans équivoque? Donner détourne avec malice une scène de sexe. Riggs et Lorna se déshabillent… pour comparer en détail leurs ecchymoses et cicatrices! Vous l’aurez compris, la recrue féminine adjointe au duo Riggs/Murtaugh n’a rien à envier à ses collègues policiers question castagne et autres coups de savate. Divertissant.

20h10 AB4: Body Snatchers (2 étoiles)

D’Abel Ferrara (1993). Avec Terry Kinney, Meg Tilly.

Après Kaufman, Ferrara adapte lui aussi L’invasion des profanateurs de sépultures, de Siegel, où des extraterrestres prenaient peu à peu le contrôle d’une ville des Etats-Unis et probablement du pays entier. Ferrara respecte les lois du genre (montage rapide, effets spéciaux limités à la portion congrue) et fait monter la tension graduellement. Si le Siegel était un manifeste antimaccarthyste, cet excellent film d’horreur file une métaphore plus large (la déshumanisation de notre espèce) et fait vraiment froid dans le dos.

0h55 FRANCE 2: Ignace (2 étoiles)

De Pierre Colombier (1937). Avec Fernandel, Saturnin Fabre.

"Ignace, Ignace, c’est un petit, petit nom charmant…" On ne se souvient pratiquement que de ce célèbre refrain. Mais il rappelle que le cinéma français était encore capable à l’époque de trousser des comédies innocentes et charmantes sans trop se prendre la tête. Une recette magique dont il semble malheureusement avoir perdu la formule depuis belle lurette.

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