Les filles de Bletchley

Les quatre spécialistes anglaises du décodage reprennent du service. Mais notre intérêt s’émousse.

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Lorsque nous avons fait leur connaissance l’an dernier, les quatre "filles de Bletchley" – anciennes employées d’un site de décryptage anglais durant la Seconde Guerre mondiale – se lançaient à la poursuite d’un serial killer. Une traque qui faillit bien mal se terminer. Alors quand Jean, à l’aube de cette deuxième saison, reprend contact avec Susan pour lui soumettre une nouvelle affaire, la spécialiste ès codes secrets devenue mère au foyer refuse tout net: plus question de se mettre en danger.

Mais le virus de l’enquête ne tarde pas à la rattraper. D’autant qu’une ex-collègue de Bletchley Park est impliquée. Accusée du meurtre de son ancien amant, un éminent scientifique, elle s’obstine à garder le silence et risque la pendaison. Par solidarité – et par goût des énigmes -, le quatuor se reforme dans l’espoir d’innocenter son amie et de dénicher le vrai coupable.

Il règne dans cet épisode inaugural un parfum de guerre froide qui vient rappeler aux héroïnes que le temps de Bletchley est bel et bien fini: ennemis d’hier, les Allemands sont désormais les alliés d’une Angleterre obnubilée par la Russie communiste. Mais un autre changement de taille les attend – et le téléspectateur avec elles. Alors que les trois volets de la première saison étaient centrés sur le personnage de Susan, voici que la jeune femme prépare sa sortie. C’est d’ailleurs la raison d’être de l’enquête de ce soir, qui vient introduire sa remplaçante de manière un poil paresseuse.

La nouvelle est regrettable: l’actrice Anna Maxwell Martinavait su faire de Susan une figure aussi intelligente qu’attachante. Et si la série ne manque pas d’atouts, notre intérêt s’émousse un tantinet dans ces quatre inédits. Il ne devait y avoir que nous: initialement prévue, la saison 3 a été annulée par la chaîne britannique ITV. Dommage, ces filles-là en avaient sous la casquette.

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