Les deux canards

Bellâtre mondain et frivole, Gélidon a le cœur qui balance. Pour la voluptueuse Léontine aux idées socialistes, il prend la tête du journal de gauche qu’elle vient de créer pour ses beaux yeux. Puis, tourneboulé par la très libérale Madeleine dont le baron de père lance un canard de droite, il accepte d’en devenir, sous pseudonyme, le rédacteur en chef.

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Un imbroglio qui conduit l’usurpateur à retourner sa veste chaque jour… et à se provoquer lui-même en duel! Joyeuse et impertinente, la pièce de Tristan Bernard n’avait jamais été jouée depuis 1913. Sa relecture par Alain Sachs, largement saluée, est un délicieux divertissement porté par des comédiens fort convaincants – la fringante Isabelle Nanty en tête. Une belle occasion de redécouvrir l’œuvre, pleine d’esprit, d’un auteur injustement oublié aujourd’hui. – A.-C.P.

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