Les confessions de Salvatore Adamo

69 minutes sans chichis avec Salvatore Adamo, ça tente qui? Ben tout le monde, forcément.

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"Il fait partie des meubles" ou "On ne le présente plus" auraient été des formules parfaites pour commencer cet article. C'est bien ça le problème: avec Adamo, on ne sait plus quoi dire. Rappeler qu'il a vendu 100 millions de disques en chantant aussi bien en français qu'en chinois? Qu'il a passé les doigts dans le nez le cap des 50 années de carrière? Qu'il reste l'un des chanteurs préférés du Plat Pays et rallie plusieurs générations? Allons donc. Cessons immédiatement cette promenade au pays des clichés, et concentrons-nous sur l'essentiel: Adamo est l'invité de Sans chichis, et on a hâte qu'il nous raconte plein de choses qu'on ne sait pas encore. C'est en tout cas la mission évidente de Joëlle Scoriels: prendre le chanteur par le bras – quitte à le laisser mettre ses mains sur ses hanches – et nous offrir un échange qui sort du lot. En essayant de traverser la modestie ancestrale du chanteur pour atteindre des zones plus inattendues de sa personnalité. Autrement dit: en évitant de nous servir une resucée du Vivement dimanche du 9 novembre, où Michel Drucker a fait son… Drucker, en oubliant de gratter un peu la surface. Coup de bol: Adamo n'a pas seulement une vie bien remplie, il a aussi un nouvel album. Ce n'est pas tout à fait lui qui l'a écrit, puisqu'il s'agit d'un hommage à Gilbert Bécaud et, donc, d'une rondelle de reprises. Mais l'idole des Belges a évidemment pris le soin de tout réarranger, concoctant des recettes qui n'auraient pas déplu à "Monsieur 100.000 volts" et rappellent à quel point l'exercice de la reprise peut être beau quand la démarche est sincère. Aux oubliettes, donc, Isabelle Boulay et ses ersatz sans âme de Reggiani. Place à Adamo qui rime avec Bécaud, et à des mélodies que l'on aimerait tant ne pas connaître par cœur pour les redécouvrir sans cesse avec une oreille neuve. Tiens, nous y revoilà…

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