Les concerts uniques: Laurent Voulzy

Des tubes plein les poches, Laurent Voulzy a investi une église parisienne le temps d'un concert doux et solennel.

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Certains chanteurs sont obligés de galoper de salles en studios pour ne pas se faire oublier trop vite. Laurent Voulzy, lui, continue à trotter paisiblement sur le chemin du succès. Son rythme est affolant: il sort, en moyenne, un album toutes les décennies.

Le reste du temps, il le passe en Angleterre loin des paillettes et des plateaux télé, en compagnie de son épouse (la journaliste française Mirella Lepetit) et de ses enfants (le dernier a 10 ans). Une poignée de fidèles amis (Alain Souchon, Pascal Légitimus, Nolwenn Leroy…) viennent parfois lui rendre visite dans sa demeure londonienne.

Sa philosophie est claire: plutôt que de pondre des refrains à tire-larigot, mieux vaut tourner sept fois sa plume dans sa caboche. Et pour ne pas vendre son âme au système, la discrétion reste l’arme la plus sûre.

Il n’empêche: sa rondelle Lys & Love, sortie en 2011, a reçu un triple disque de platine (plus de 300.000 ventes, donc). Et son single phare, Jeanne, a décroché le titre de "Chanson originale de l’année"» aux Victoires de la musique. Pour les défendre, Voulzy s’est volontiers prêté au jeu des concerts (notamment au Cirque Royal en novembre dernier).

Et lorsque France Télévisions l’a contacté pour lui proposer un show dans l’église Saint-Eustache, au cœur du quartier parisien des Halles, il a signé des deux mains. Après Jean-Louis Aubert (dans les mines du Bruoux), Julien Doré (à la Ferme du Buisson), Cœur de Pirate (au Petit Palais), Bénabar (au Musée des Arts forains) et Julien Clerc (à l’Opéra Garnier), mister Voulzy est le sixième artiste à accepter l’exercice de ces "concerts uniques".

Dans ce cas-ci, le style sera à la fois baroque, chaleureux et empreint d’une atmosphère pieusement médiévale. À savourer sans modération avant une nouvelle ère de silence…

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