Les carnets du bourlingueur: Invitation au village

Pour eux, l'apocalypse approche et il faut s'y préparer. Barjos? Le mot est faible...

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Si les Mayas n'avaient pas existé, on aurait dû les inventer. Parce que grâce à eux, aujourd'hui, on rigole bien. Leur fameux calendrier est interprété à toutes les sauces, par des individus qui sont prêts à tout pour sauver leur peau en vue de la future apocalypse. Rappelons que celle-ci est prévue pour le 21 décembre 2012, et qu'il nous reste précisément une année à vivre.

Pour le commun des mortels, ce sera l'occasion d'ouvrir un grand cru en regardant un bon film catastrophe entre potes. Pour les "survivalistes", en revanche, les aiguilles de l'horloge s'agitent comme jamais, la menace est de plus en plus pesante et il faut faire vite, très vite, pour espérer entrevoir un soupçon de lumière lorsque les nuages noirs étoufferont le ciel…

On se moque. Mais pendant ce temps-là, d'autres s'en mettent plein les poches. Car un peu partout sur la planète, se développe un redoutable business de la fin du monde. Les gourous et les messies sont aux anges, proposant des stages de survie dont le coût est surréaliste. Au menu? L'apprentissage des rudiments: stockage de nourriture, débrouillardise dans un environnement sauvage, construction d'un abri ou initiation à la médecine.

Il faut se préparer à tout: tsunamis, éruptions volcaniques, guerre chimique, rupture d'eau potable, atmosphère irrespirable, etc. La naïveté étant plus répandue qu'on ne l'imagine, beaucoup d'adeptes versent leurs espoirs et leur argent dans cette bataille épuisante contre le Mal. Philippe Lambillon a rencontré quelques-uns de ces barjos qui, guidés par des convictions souvent religieuses, font passer les films hollywoodiens pour des documentaires. Un reportage comico-dramatique à regarder avant qu'il ne soit trop tard…

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