Le voyage de la vie – Bébêtes Show

De l’enfance à l’âge adulte, l’exploration en six volets du cycle de la vie animale. Un sacré voyage.

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Les documentaires animaliers font recette, tout particulièrement à Noël – le goût des mignonneries qui traverse la période, sans doute. La vie sauvage est pourtant loin d’être un conte de fées, comme le rappelle cette série en six volets consacrée au cycle de l’existence de nos amies les bêtes. Centrés sur le temps des premiers apprentissages, les deux épisodes de ce soir réservent quelques moments craquants. Comment ne pas fondre devant les jeux innocents de frères lionceaux et les débuts malhabiles du renard polaire s’entraînant à la chasse?

Mais leur découverte du monde se révèle parfois bien brutale, comme en témoigne une tragique séquence inaugurale. A seulement deux jours, une nichée de bernaches nonnettes – de petites oies sauvages du Groenland – née sur les hauteurs doit effectuer un vertigineux saut de 120 mètres pour trouver de quoi se nourrir. L’oiseau ne sait pas voler et n’a que son ventre pour amortir la chute, spectaculaire. Et parfois mortelle. Un péril parmi d’autres, qui guettent chacun des animaux étudiés ici – et ils sont nombreux. Un peu trop, d’ailleurs. Des insectes (la mante orchidée, qui porte superbement son nom) aux mollusques (la pieuvre) en passant par divers spécimens à plumes ou à poil, Le voyage de la vie ratisse large et l’attention s’émousse parfois, à force de passer de la baleine à l’albatros et du colibri à la gerboise. Mais au moins aborde-t-il les étapes, communes à toutes les espèces, du destin animalier: apprendre à distinguer les proies des ennemis potentiels, élaborer des stratégies de défense et d’attaque, conquérir et garder un territoire, s’insérer dans un groupe, gagner son indépendance… et poursuivre la lignée. Un sacré programme, que l’on suit pas à pas grâce à des images filmées au plus près de ces tout petits qui grandissent – ou meurent – sous nos yeux.

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