Le plus beau pays du monde, opus 2

Retour au cœur du plus beau pays du monde: une rencontre inédite avec un fascinant monde animal.

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Non, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Et c’est avec la volonté de mettre en valeur la formidable biodiversité de son pays que Frédéric Fougea signait, fin 2013, un ambitieux documentaire animalier flattant l’Hexagone jusque dans son titre. Carton d’audience, Le plus beau pays du monde revient ce soir pour un deuxième voyage au cœur des paysages français et dévoile de nouvelles histoires, d’amour et de survie, de rivalité ou d’alliance. Qu’il s’agisse d’espèces méconnues ou d’animaux communément rencontrés dans notre quotidien, le réalisateur (par ailleurs coscénariste et coproducteur du film de Jamel Debbouze, Pourquoi j’ai pas mangé mon père, actuellement à l’affiche) conjugue joliment prouesse technique et émotion. A l’image de la séquence d’ouverture, tendre clin d’œil à Bambi (la fin tragique en moins), où un jeune faon s’éveille à la vie dans la forêt jurassienne.

Captés dans un moment phare de leur existence, ces héros à poil et à plumes – lynx, hérisson, grue ou genette – se révèlent comme on ne les voit jamais, mais nous renseignent également sur leur relation à leur environnement. Car il s’agit surtout, pour Frédéric Fougea, de "mettre en avant les interactions positives entre les êtres vivants". Comme cet écureuil distrait qui, oubliant ses cachettes de glands, permet au fruit de pousser et partant, au majestueux chêne de se développer.

S’appuyant sur une dramaturgie très travaillée, le documentaire force parfois le trait à grand renfort de musique dramatique et cède à un commentaire un poil simpliste – après Guillaume de Tonquedec dans le premier volet, c’est Bruno Salomone qui s’y colle. Il n’échappe pas non plus à quelques longueurs. Mais il offre de fort belles images, dont le secret sera, très partiellement, dévoilé en deuxième partie de soirée à l’occasion d’un court making of du tournage.

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