Le jardin extraordinaire: Humanima, la Mère l’Oie

Entre cobayes et chercheurs se tissent parfois des liens de complicité et de tendresse. Touchant!

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Pour commencer 2013 en beauté, sans se désespérer de la fonte des glaces et des extinctions qui menacent de nombreuses espèces animales, Claudine Brasseur nous offre un peu d’espoir. Dans Le jardin extraordinaire de ce soir, l’animatrice de la RTBF nous propose de découvrir les relations intenses et atypiques qui lient quelques scientifiques aux animaux qu’ils observent. Car contrairement aux idées reçues, ces derniers ne sont pas tous sans cœur face à leurs cobayes, et c’est tant mieux… Une vraie leçon d’humanité!

Tout commence au Canada avec Pascale Otis. Cette jeune chercheuse, surnommée la "Mère l’Oie", se refuse à euthanasier les sujets qu’elle étudie une fois qu’ils ont atteint l’âge de la maturité. Et on la comprend: sa méthode d’analyse, l’imprégnation, la conduit à créer une relation particulière avec ses oies. Dès leur sortie de l’œuf, les oisons étudiés ne connaissent que cette scientifique, tant et si bien qu’ils la considèrent comme leur mère et lui vouent une confiance aveugle. Résultat: où qu’elle aille, la jeune femme est suivie par une douzaine de petits qui se dandinent. Dès qu’elle ouvre la bouche, ils accourent, reconnaissant cette voix comme celle de leur maman. La voilà donc obligée de leur apprendre à nager et à becqueter… sans cancaner. Comique, mais surtout attendrissant!

Retour en Belgique ensuite, avec la diffusion du court métrage Une vie pour deux, primé au Festival Nature Namur en octobre dernier. Un document touchant également, qui raconte en images l’élevage de deux renardeaux par le vétérinaire Bernard Debarsy qui les a recueillis après la mort de leur mère. Mais pas question d’en faire des animaux de compagnie: le scientifique les a relâchés dès leur indépendance acquise. Un véritable conte de Noël après l’heure.

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