Le combat contre l’obésité

Ce second volet, sensible et humain, du Combat contre l'obésité porte sur la prise en charge des mineurs. Un enjeu majeur!

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Le constat suscite l’inquiétude. Alors qu’aux États-Unis l’obésité infantile infléchit sa courbe, le fléau s’étend doucement en France: 15 % de la population est désormais concernée et l’on dénombre deux fois plus d’enfants obèses qu’il y a dix ans.

Au total, sept millions de personnes susceptibles de développer de graves problèmes de santé (diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires).

Face à l’urgence de la situation, le système de soins tente de faire face en mettant en place, dans chaque région, une équipe pluridisciplinaire à même de combattre l’obésité. Hervé Brèque et Jean-Baptiste Gallot ont choisi de visiter celle d’Anger, l’une des premières villes de l’Hexagone à s’être organisée en réseau. Durant plusieurs mois, ils ont suivi le service spécialisé du CHU, mené d’une douce main par le docteur Agnès Sallé.

Après un premier épisode (diffusé lundi dernier) qui relatait le parcours de plusieurs candidats à la chirurgie, les deux réalisateurs se penchent davantage ce soir sur la prise en charge des enfants et adolescents obèses. Si la loi autorise désormais le choix de la chirurgie pour les mineurs, l’opération reste lourde et ne constitue pas un miracle.

Fernande et Emilie, deux anciennes patientes opérées, aujourd’hui à la tête de l’association Obésité sans complexe, en témoignent: il s’agit là d’un combat à vie, qui nécessite une attention et un suivi constants. Cette nouvelle hygiène de vie, le personnel du Centre de réadaptation des Capucins tente de l’inculquer à ses jeunes pensionnaires.

Mais revoir ses habitudes alimentaires ou se réconcilier avec le sport semble parfois une véritable gageure. Voilà un documentaire très complet et tout en nuances sur une maladie complexe.

Évoquant tout à la fois les solutions proposées et les risques de complications ou d’échecs, Le combat contre l’obésité libère surtout la parole de patients souvent stigmatisés, que leur souffrance morale et physique enferme dans la solitude et le mal-être.

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