Le clan des Lanzac

Josée Dayan réunit pour la première fois à l’écran Fanny Ardant et Muriel Robin, deux de ses actrices fétiches. Explosif!

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Quinze fictions en cinq ans. Papesse de la télé, Josée Dayan tourne vite et beaucoup. Une boulimie qui, ces dernières années, s’est révélée parfois efficace (L’homme aux cercles bleus) mais, hélas, trop souvent décevante (Ni reprise, ni échangée, Bouquet final, La solitude du pouvoir). Pour autant, pas de quoi changer de méthode pour la réalisatrice: dans Le clan des Lanzac, elle a choisi de continuer à s’entourer d’amies, Fanny Ardant et Muriel Robin, tout en s’associant une cinquième fois à l’écrivain Philippe Besson (Raspoutine) pour le scénario. Construite comme une enquête sur fond de saga familiale, l’histoire évoque le destin d’Elisabeth Lanzac, une riche propriétaire de scieries au Gabon et dans la région de Bordeaux, qui va devoir faire face à la disparition de son fils mais surtout à une longue et pénible guerre de succession.

Le pitch fait quelques allusions à des familles de riches personnalités françaises, comme Bernard-Henry Lévy ou François Pinault que connaît personnellement Dayan, mais sans surprise, tant la réalisatrice que l’écrivain bottent en touche: "C’est avant tout un film de femmes, commente Besson. L’union entre les deux actrices est explosive à l’écran. La force de cette histoire, outre le fait qu’elle soit bâtie sur l’argent et les magouilles, réside dans ses dialogues. Et dans son ton qu’on espère proche de celui de la glorieuse époque de Jean Gabin". On attend donc beaucoup de cette mini-saga qui rassemble tous les ingrédients qui ont fait les succès du petit écran: liaisons interdites, problèmes de santé, secrets de famille et filiations impossibles.

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