La vie secrète des chansons

 

Accompagné de chanteurs, André Manoukian pianote et livre les dessous de chansons porteuses d’une histoire singulière, nées par accident ou mal interprétées.

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Qui sait que Ma déclaration est en fait l’histoire d’une rupture? Celle de Julien Clerc et France Gall, courtisée par un Michel Berger finalement tombé sous le charme d’une poupée qu’il jugeait trop "commerciale"? Qui se souvient que c’est entre les reins de Brigitte Bardot (elle aussi casée) qu'alla et vint Gainsbourg avant que Jane Birkin ne propulse Je t’aime… moi non plus au rang de tube? André Manoukian, le philosophe du swing, apparaît au terme d’un générique à la James Bond (très réussi) et se mue en agent de renseignement musical. On découvre Le petit cheval (de Troie) de Brassens, face B poussée par les programmateurs qui lui valut le succès de sa Mauvaise réputation. On part pour Göttingen, cette ville allemande que voulait bouder Barbara mais dans laquelle des "enfants blonds" lui amenèrent en riant un piano de concert pour qu’elle puisse se produire… et écrire une de ses pépites une semaine plus tard. L’émission ne se limite pas à la collection d’anecdotes, loin des citations vite expédiées pour duper la Sacem, les chansons prennent le temps de s’installer. Entre deux magnétos, André Manoukian convie des artistes et décroche de tendres confessions. Cali revient sur le qualificatif de troubadour, employé par la justice pour lui ôter la garde de son enfant alors que s’effacent les paroles de Mon fils, ma bataille que Balavoine chantait pour la progéniture qu’il n’avait pas, s’inspirant du film Kramer contre Kramer et du combat que menait l’un de ses guitaristes en plein divorce. Juliette Gréco évoque quant à elle sa tenue de scène qui la protège, surtout au moment d’interpréter Déshabillez-moi, morceau écrit à l’origine pour une strip-teaseuse qui rejeta le titre jugé trop licencieux. Un effeuillage bien amené de certains tubes de la chanson française.

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