La dernière campagne

Et si Jacques Chirac avait coaché François Hollande lors des élections de 2012? Du pur fantasme, évidemment… Mais un pitch plein de promesses!

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Moins d’un an après l’arrivée du candidat socialiste au pouvoir, le réalisateur Bernard Stora s’amuse à inventer une fable politique autour de la dernière campagne présidentielle.

Il imagine l’ancien chef de l’État, Jacques Chirac, prodiguant dans ses songes des conseils à François Hollande pour l’amener à battre Nicolas Sarkozy.

Après le film La conquête de Xavier Durringer, Bernard Le Coq se glisse à nouveau dans la peau de Chirac et donne la réplique à Patrick Braoudé dans le rôle du futur président français. Rencontre avec les deux comédiens au Festival des créations télévisuelles de Luchon.

Pourquoi avez-vous accepté d’incarner une nouvelle fois Jacques Chirac?
Bernard Le Coq – Pour La conquête, Jacques Chirac était alors en fonction. Il était plus jeune et en pleine forme. J’incarnais un homme de pouvoir et un chef d’État. Dans La dernière campagne, nous voyons l’homme d’une façon plus intime et réaliste. C’est maintenant un monsieur âgé, fatigué, qui a du mal à marcher. Mais dès qu’il se met à rêver et à fantasmer, il devient plus véloce et récupère son dynamisme. C’était amusant de pouvoir jouer ces deux aspects du personnage.

Aviez-vous remarqué votre ressemblance physique avec François Hollande?
Patrick Braoudé – Lors de la campagne présidentielle, mon épouse et mes enfants m’en avaient parlé. C’était pour eux une évidence. Je trouvais ça incroyable, mais ils me disaient que j’avais quelque chose de lui dans mon sourire et même dans ma manière de faire des blagues. J’ai donc pensé qu’un jour, cela allait me tomber dessus. Ce qui est arrivé très vite…

Est-ce judicieux d’avoir tourné ce téléfilm quasiment dans la foulée des événements?
P.B. – Le film aurait perdu de son charme et de sa truculence si nous avions attendu trop longtemps. Nous avons encore en tête le déroulement de la campagne, le débat entre Sarkozy et Hollande. C’est une force pour cette fiction politique de se replonger dans les coulisses d’une actualité récente.

Vous interprétez tous les deux des hommes d’État. Vous mêmes, êtes-vous accros à la politique?
P.B. – Je regarde les débats et les meetings. Oui, je me passionne pour la politique et j’aime toutes ces joutes verbales. J’ai de grands souvenirs de télévision avec de nombreuses engueulades.
B.L.C. – J’ai surtout envie de voir si des promesses et des arguments qui semblent valables sur le papier vont déboucher sur des choses concrètes et avoir des conséquences positives.

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