La contrefaçon: le business du faux

Sans contrefaçon, le monde ne serait pas vraiment le monde. Coûte que coûte en donne la preuve authentique.

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Un chiffre résume tout: la contrefaçon causerait, pour l'ensemble des marques qui en sont victimes à travers le monde, un manque à gagner de plus de 450 milliards d'euros. Vêtements, produits cosmétiques, maroquinerie, CD, horlogerie, œuvres d'art, parfums… A peu près tous les secteurs sont concernés par ce vaste marché parallèle qui copie-colle tout ce qui connaît un franc succès dans nos supermarchés. Les consommateurs les plus crédules diront "on s'en contrefout, puisque c'est la même chose en moins cher". Sauf que parfois, ce sont la nourriture ou les médicaments qui sont concernés, et dans ce cas, la sonnette d'alarme mérite allègrement d'être tirée. Bien entendu, les douaniers de toute la planète en sont bien conscients. Mais ils sont surtout très désarmés face aux techniques déployées par les contrefacteurs, qui sévissent principalement depuis le continent asiatique.

Le premier ennemi, redoutable, s'appelle Internet, qui n'a jamais autant chouchouté la vente en ligne qu'aujourd'hui. Les brigands qui y sévissent n'ont plus la moindre gêne à vendre leur camelote sur des sites qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux sites des marques officielles. Mieux: ils fournissent désormais des faux certificats d'authenticité et des fausses garanties, rendant la supercherie presque invisible. Un phénomène ausculté au peigne fin dans Coûte que coûte, ce mercredi, qui a notamment rencontré des enquêteurs spécialisés de la marque (belge) Ice Watch. Ceux-ci, qui ont créé une cellule anticontrefaçon il y a deux ans, se souviennent: "A un moment, nos recherches ont montré que, sur le marché mondial, pour une de nos montres produites, trois autres étaient des fausses!" De quoi avoir une furieuse envie de remettre les pendules à l'heure…

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