La boule noire

Face aux préjugés et au sectarisme de notables de la "bonne société", Bernard Campan voit rouge.

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Vincent Ferreira (Bernard Campan) aurait tout pour être heureux dans la vie. Une épouse aimante (Virginie Lemoine), de beaux enfants et un bon job de gérant de supermarché. Il ne manque qu’une seule chose pour que son équilibre soit parfait: intégrer le Sporting Club de la ville. Car pour ce père de famille d’origine portugaise qui a gravi les échelons sociaux, devenir membre d’un club réservé à une sorte d’élite serait la consécration de toute une vie. Mais au cours de la procédure d’admission, l’unique boule noire glissée dans l’urne l’empêche d’accéder à son rêve le plus précieux. À l’anxiété du départ succèdent des sentiments de colère, d’abattement, d’injustice, de honte et révolte. Vincent ne veut pas croire qu’il est indigne d’appartenir à cette communauté. La simple idée d’avoir essuyé un refus lui est insupportable. Et il se met à soupçonner et à en vouloir à tous les notables.

 

Avec La boule noire, le réalisateur Denis Malleval s’attaque pour la quatrième fois à une œuvre de Georges Simenon. Sa précédente fiction L’escalier de fer, où l’humoriste Laurent Gerra s’était révélé dans un rôle dramatique, avait d’ailleurs remporté un bon score avec 4,4 millions de téléspectateurs. Campan du trio Les Inconnus réussira-t-il à relever le défi de l’audimat dans ce drame d’un bourgeois honteux de ses origines? Seule certitude: son implication dans la fiction est totale. Sans forcer dans l’outrance, il joue le mal-aimé totalement obsédé par le regard des autres. "Nous nous sommes tous à un moment ou à un autre de notre vie sentis rejetés ou exclus. Il fallait donc faire appel à ce genre d’émotions et d’expériences pour ressentir ce que traverse vraiment le héros", confie Bernard Campan. À noter, le retour de Linda De Suza (oui, la chanteuse) dans le rôle de la mère.  

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