[JEU] Top Chef: la finale

Voici venue la dernière édition d'une cinquième saison en demi-teinte. Qui succédera à l'infecte Naoëlle?

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On ne vous le dira évidemment pas… Mais l'on peut déjà conclure que la grande gagnante médiatique est sans conteste Noémie. La mini-chef a concentré sur elle l'attention des caméras et de la twittosphère, du début à la fin du programme. Entre les "Mon cœur" du premier prime, les gamelles, les larmes et les "Allez Nono" (le petit robot ménager?) qui ont jalonné toutes les séquences, on a frisé l'indigestion! Et la production a pris un malin plaisir à nous concocter des épreuves spéciales diabétiques, mettant des desserts à toutes les sauces, gourmandises que la championne de France de pâtisserie a ratées avec une régularité sans faille. Un vrai régal.

Pour le reste, si le programme ronronne un peu, on peut s'attendre à ce que la finale "envoie du lourd". On peut déjà vous prédire que le chef Constant ressentira de l"émotiong", que Thierry Marx savourera chaque plat avec le zen d'un bouddha séraphique, que les candidats transpireront par litres dans les sauces et qu'ils n'auront, évidemment, pas le temps de terminer pleinement le traditionnel menu caritatif qui clôture l'émission en beauté chaque année.

On savoure à l'avance. Parce que, finalement, la récolte 2014 fut une belle cuvée. Oui, les premiers primes nous avaient laissés lassés et sceptiques face à une formule qui peinait à se renouveler (à part la séquence belge, staring le fantôme d'Elio di Rupo). Mais dès les huitièmes de finale, la production s'est réveillée et a mis les petits plats dans les grands pour réveiller notre intérêt. Mention spéciale au menu concocté pour les vrais inspecteurs du Michelin, aux états d'âme de Steven, le candidat plus dépressif que Justine Henin, et à la confrontation des "anciens" et des "nouveaux", ressort scénaristique efficace. Dernière chance réussie donc pour Top Chef. Mais ça a été chaud!

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