Jamais 2 sans 3

Dans ce triangle amoureux, l’ex-icône des Cordier, Bruno Madinier, ne quitte pas la police mais dépoussière son image. Bonne idée!

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Dans Jamais 2 sans 3, une comédie sympathique, rythmée et qui assume son côté caricatural, Bruno Madinier campe un flic homo un peu malchanceux dans la vie. Une fiction qui vaut surtout pour son savoureux duo: le comédien donne en effet la réplique à Edouard Montoute (Taxi).

On a l’habitude de vous voir en représentant de la loi. Ce rôle-ci sort plutôt du lot, non?
Bruno Madinier – C’est la raison pour laquelle je l’ai accepté. L’homosexualité fait toujours débat en France: c’est bien qu’on la traite avec humour. J’en profite pour saluer le vrai talent comique d’Edouard Montoute. Il a souvent fallu que je me retienne de hurler de rire pendant le tournage.

Votre allure de jeune premier vous a déjà coûté quelques rôles. À 50 ans bien sonnés, ce problème se résout-il?
Je suis assez optimiste pour le futur. À part Delon qui était splendide à 25 ans et dégageait un truc animal qui lui valait plein de propositions de films, pour les autres, les rôles les plus intéressants s’obtiennent en général à partir de mon âge. Une carrière peut prendre beaucoup de temps.

À part quelques apparitions dans des films de plus de vingt ans, on ne vous a pas encore vu au cinéma. Un regret?
J’adorerais avoir un grand rôle au cinéma, je ne le cache pas. Mais je ne désespère pas… même si en France, les réalisateurs font un peu semblant de ne pas voir les téléfilms ou les séries. Or, quoi qu’on en pense, la télé reste un média influent. Jean Dujardin a prouvé qu’on pouvait venir d’une fiction télé et réussir au cinéma.

Vous revenez bientôt chez nous?
Effectivement, au théâtre, là où tout a commencé pour moi quand j’avais dix ans. Je jouerai à Auderghem, cet automne, dans une comédie qui s’intitule Même pas vrai.

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