Isabelle Adjani: 2 ou 3 choses qu’on ne sait pas d’elle

Après l’excellent téléfilm La journée de la jupe, Arte diffuse un portrait exclusif de la comédienne. Pudique et sensible, à son image.

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Nominée huit fois aux Césars dans la catégorie Meilleure actrice, Isabelle Adjani a remporté 5 fois la statuette tant convoitée… Autant de récompenses qui soulignent à quel point la comédienne a marqué le cinéma français.

Un milieu dans lequel elle baigne depuis toute jeune. Elle a décroché son premier rôle à 14 ans et est entrée trois ans plus tard à la Comédie-Française. À cette époque, son interprétation dans une pièce de la troupe de Robert Hossein va lui permettre de se faire repérer par Jean-Paul Roussillon et d’intégrer la pièce de Molière L’école des femmes, qu’il s’apprête à mettre en scène.

Ensuite, les rôles vont s’enchaîner et très vite, Adjani va trouver son registre de prédilection: les femmes fragiles, passionnées, voire folles.

Ce soir, dans le premier portrait filmé qui lui est consacré, l’actrice revient sur ses succès. Avec réserve, pudeur et sensibilité, elle explique ses envies et ses choix. Un goût pour la complexité psychologique qui va jalonner tout son parcours… Dans Possession, qui lui valut son premier césar, elle tient le rôle d’une femme hystérique et exaltée. Elle déclarera plus tard que ce film l’a traumatisée.

Pour La journée de la jupe, Adjani prend les traits de Sonia, une prof de français qui perd les pédales et prend ses élèves en otage. Un rôle dense, un film prenant, un message fort.

La comédienne en dira, lorsqu’elle recevra un Golden Globe en 2010: "Une jupe, ce n’est qu’un bout de tissu, mais qu’elle soit courte ou longue, son symbole peut nous aider à gagner une bataille contre l’obscurantisme, et même contre ce qu’il faut bien appeler la haine des femmes. Cette jupe, c’est l’anti-niqab, c’est l’anti-burqa…"

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